04 novembre 2009
LE BUDGET DE LA MISSION OUTRE-MER 2010 : UNE TRES GRANDE DECEPTION POUR LES POPULATIONS D'OUTRE-MER
Madame
la Secrétaire d’Etat a présenté ce jour son
budget de l'Outre-mer pour l’année 2010. Au delà des
luttes partisanes, j’avais nourri l’espoir de voir une
ultramarine défendre becs et ongles les intérêts
de l’Outre-mer. Ma déception est à la hauteur du
désintérêt de la France pour les Outre-Mers.
J’ai
examiné de près ce budget 2010 qui arrive après
la crise de janvier et février 2009, après la LODEOM,
les Etats Généraux, les Grenelles de l’environnement
et, j’ai constaté qu’il n’apporte aucune réponse
adaptée aux préoccupations de l’Outre-mer.
Nous
nous attendions à une nouvelle
politique audacieuse et ambitieuse pour impulser une dynamique
volontariste en Outre-mer…
mais il n’en n’a rien été !
Chacun
de mes collègues s’est appliqué à démontrer
les inepties ainsi que les inexactitudes du budget de l’Outre-mer
présenté par Madame Penchard. Celle-ci a sans
sourciller, avec l’appui du gouvernement, fait voter son
budget par sa majorité.
Je
tiens à faire savoir à nos populations et
particulièrement à celle de la Guadeloupe que j’ai
voté contre ce budget car les chiffres qui y figurent
remettent en cause la fiabilité et la cohérence de ce
document.
Au
travers de quelques exemples, j’ai tenté d’apporter des
explications qui démontrent la justesse de mon choix de vote.
La dette de l'Etat, auprès des organismes de Sécurité sociale Outre-Mer qui s’élève à 664 000 000 € auxquels viennent s’ajouter 55 millions d'euros, n’a pas été intégrée au budget de l’Outre–mer pour 2010 à ce montant, je n’ai pas rajouté les compensations dues par l’État au titre des exonérations antérieures à 2005 …
L’action numéro 4 du programme 123 qui regroupe sanitaire social culture jeunesse et sport s’élève cette année à 34 632 590 M€ est en diminution alors qu’en 2008 ces missions représentaient plus de 37 000 00 M€.
Les bailleurs sociaux dénoncent le mode de financement du logement social, qui ne permet plus aux organismes de logements sociaux d’équilibrer leurs budgets. La LBU doit correspondre aux réalités de l'Outre-Mer : risques sismiques, cycloniques, garantie décennale, coût du foncier et de sa viabilisation. Ce sont autant de paramètres qui augmentent de plus de 7% le coût du logement.
- Le gouvernement semble assumer le choix de faire peser sur la trésorerie des opérateurs de logement social, la dette qu'il a contractée vis-à-vis d'eux (17 millions d'euros de stocks de dettes prévues fin 2009 alors que la construction de logements sociaux est en recul).
Le programme 138 : EMPLOI OUTRE MER tel que proposé ne favorise pas l’accès à l’emploi et ne facilite pas le rapprochement nécessaire entre le monde du travail et les demandeurs d’emplois.
L'État va économiser 110 millions d'euros avec l'article 11 de la loi de finances 2010 en minorant le dispositif RSTA de la prime pour l’emploi. Ce qui démontre que l’Etat donne d’une main ce qu'il reprend de l’autre.
Ces simples démonstrations avaient pour objectif d’inviter la Secrétaire d’État à reconsidérer sa vision de l’Outre-mer.
J’aurais pu continuer à démontrer action par action que les chiffres annoncés à la hausse ne permettent pas d’envisager une politique ambitieuse pour l’Outre-mer et ne se traduiront pas par plus d’actions.
De plus, l’ancien locataire de la rue Oudinot avait pris l’engagement d’intégrer dans ce budget 2010, les attentes formulées suite à la crise en Outre-mer en début d’année. Il n’en n’a rien été.
Ce budget 2010 ne prend définitivement pas en compte les problèmes de l’Outre-mer notamment :
La formation des prix du carburant, les coûts du fret maritime, du transport aérien, du pouvoir d’achat, prix des produits de première nécessité …
Par ailleurs, les jeunes bénéficient dans ce budget d’un traitement mitigé on ne leur propose que le sport, bien que ce soit un moyen d’épanouissement et de réussite, et la formation par le biais du SMA. Je sais que notre jeunesse aimerait relever de nouveaux défis.
Alors que tous signes annonciateurs le suggèrent, je me refuse à croire que ce budget de la mission Outre-mer, serait le Dernier car j'ai compris que le Secrétariat d'Etat serait remplacé par une direction générale rattachée au premier ministre...
L'INTERVENTION DE MADAME JEANNY MARC LORS DE LA DICUSSION DU BUDGET 2010 DE L'OUTRE-MER
PROJET DE LOI DE FINANCES POUR 2010
* *
*
MISSION "OUTRE-MER"
Monsieur le président,
madame la secrétaire d’État chargée de
l’outre-mer, chers collègues,
A chaque vote du budget de l’outre-mer, l’espoir naît au cœur des populations qui vivent sur ces terres dispersées sur les différents continents. Régulièrement, ces populations attendent ardemment le nouveau souffle d’un budget novateur qui ne vient pas.
J’ai examiné de près le budget 2010 qui nous est soumis après la crise de janvier et février 2009 – dont il faut d’ailleurs dénoncer non seulement les conséquences mais aussi les causes que sont les abus et la baisse du pouvoir d’achat –, après la LODEOM, les états généraux, mais aussi les Grenelle de l’environnement et qui devrait donc marquer la volonté affichée du Gouvernement d’apporter des réponses adaptées aux préoccupations de l’outre-mer.
Nous étions convaincus que la présence d’une secrétaire d’État originaire de l’outre-mer ferait pencher la balance en faveur d’une nouvelle politique audacieuse et ambitieuse pour impulser une dynamique volontariste. Or, vous l’aurez compris, madame la secrétaire d’État, nous sommes profondément amers. Amertume d’autant plus insupportable qu’elle est provoquée par l’une des nôtres : vous, madame, car vous affirmez devant la nation que vous nous proposez un budget en augmentation de 6.3 %, alors que vous savez très bien que ces chiffres ne reflètent pas la réalité, la fiabilité de votre budget s’en trouvant de ce fait remise en cause. Nous ne disposons donc pas d’une visibilité suffisante pour appréhender le caractère transversal de la politique de l’État vis-à-vis de l’outre-mer. Enfin, ce budget manque de cohérence et d’ambition.
Laissez-moi, à travers quelques exemples, vous expliquer pourquoi. La dette de l’État, auprès des organismes de sécurité sociale outre-mer, qui s’élève à 664 millions d’euros auxquels viennent s’ajouter 55 millions d’euros, a-t-elle été intégrée à votre budget ? Notez qu’à ce montant, je n’ai pas ajouté les compensations dues par l’État au titre des exonérations antérieures à 2005…
Ensuite, les demandes d’autorisations d’engagement pour l’action n° 4 du programme 123 qui regroupe l’action « Sanitaire, social, culture, jeunesse et sports » s’élèvent à 34 632 590 euros pour 2010 – somme en diminution par rapport aux autorisations d’engagement ouvertes en LFI pour 2009. Notons que cette action représentait encore plus de 37 millions d’euros en 2008 !
Troisième exemple, les bailleurs sociaux dénoncent le mode de financement du logement social qui « ne permet plus aux organismes de logements sociaux d’équilibrer leurs budgets ». La LBU doit correspondre aux réalités de l’outre-mer, qu’il s’agisse des risques sismiques, cycloniques, de la garantie décennale, du coût du foncier et de sa viabilisation – autant de paramètres qui augmentent de plus de 7 % le coût du logement.
En outre, le Gouvernement semble assumer le choix de faire peser sur la trésorerie des opérateurs de logement social la dette qu’il a contractée vis-à-vis de ces derniers – 17 millions d’euros de stocks de dettes prévues pour fin 2009, alors que la construction des logements sociaux est en net recul.
Enfin, dernier exemple, le programme 138, « Emploi outre-mer », tel que vous nous le proposez, ne favorise pas l’accès à l’emploi et ne facilite pas le rapprochement nécessaire entre le monde du travail et les demandeurs d’emplois. Laissez-moi rappeler, au passage, à l’instar d’autres collègues, que le dispositif RSTA permet à l’État de reprendre d’une main ce qu’il a donné de l’autre.
Madame la secrétaire d’État, nous sommes inquiets car votre Gouvernement envisage pour très bientôt la réforme des collectivités territoriales alors que la dette de l’État concernant ces collectivités s’élève à 90 millions d’euros. J’ose espérer que vous saurez prendre toutes les mesures nécessaires pour régulariser cette situation préjudiciable avant la réalisation de cette réforme.
Ces simples démonstrations devraient vous inviter à reconsidérer votre vision de l’outre-mer. Je pourrais continuer à vous démontrer, action par action, que les chiffres annoncés à la hausse ne permettent pas d’envisager une politique ambitieuse et ne se traduiront pas par plus d’actions.
Votre prédécesseur avait pris l’engagement d’intégrer dans le budget 2010, que vous nous proposez, les attentes formulées à la suite de la crise de début d’année. Mes collègues et moi-même lui avions fait des recommandations en faveur de la pêche, de la jeunesse, de l’agriculture, et je me rends compte que vous n’avez pris aucune disposition en ce sens.
Les problèmes de l’outre-mer ne sont pas pris en compte : formation des prix du carburant, coûts du fret maritime, du transport aérien, pouvoir d’achat, prix des produits de première nécessité, et j’en passe…
En ce qui concerne la jeunesse, je constate que vous ne lui avez proposé que le sport, même s’il s’agit d’un très bon moyen d’épanouissement et de réussite. Vous lui avez aussi proposé la formation par le biais du SMA. Si je salue cette institution qui remplit parfaitement ses missions en outre-mer, j’aurais cependant souhaité plus d’ambition et d’enthousiasme pour toute cette jeunesse.
Avec la suppression de la taxe professionnelle, vous êtes tout aussi consciente que nous, madame la secrétaire d’État, que la LODEOM est vidée de sa substance. Nous espérions sincèrement que vous vous battriez davantage pour obtenir un budget à l’image de ce que représente l’outre-mer pour votre Gouvernement.
Madame la secrétaire d’État, je reste perplexe sur la fiabilité des décisions qui seront retenues lors du conseil interministériel pour l’outre-mer, qui se réunira deux jours après le vote de votre budget. Je souhaite néanmoins, pour finir, que les projets pour relancer l’outre-mer pour préparer un avenir plus juste, mieux construit et plus ambitieux, sauront trouver en vous un véritable défenseur. (Applaudissements sur les bancs des groupes SRC et GDR.)
27 octobre 2009
QUESTION AU GOUVERNEMENT SUR LA REFORME DE LA TAXE PROFESSIONNELLE
J'aurais pu associer Gabrielle Louis-Carabin à ma question, tant elle a su exprimer les problématiques à propos desquelles les réponses apportées ne peuvent nous satisfaire.
Madame la ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi, avec le vote, hier, de la première partie du projet de loi de finances pour 2010, la taxe professionnelle sera supprimée avant même que la réforme des collectivités territoriales soit adoptée par le Parlement.
Sans aucune concertation avec les services de l'État qui planchaient sur la réforme de cette taxe, sans aucune cohérence non plus avec les recommandations du comité Balladur, la LODEOM a été votée à la hâte, avec les conséquences désastreuses que nous connaissons.
Pourquoi
a-t-on voulu tromper nos populations en leur proposant une loi dont
l'épine dorsale est constituée par les zones franches d'activité,
présentées en leur temps comme l'engagement phare du candidat Sarkozy
pour l'outre-mer ?
Supposées relancer nos économies, ces zones franches ne sont d'aucune « utilité fiscale » !
Madame la ministre, je vous exprime toute la détresse d'un peuple qui s'interroge sur les intentions réelles du Gouvernement. À ce jour, aucun décret d'application n'est publié, s'agissant pourtant d'une loi votée en procédure d'urgence voilà déjà plusieurs mois !
La suppression de la taxe professionnelle équivaut, pour nous, à une vaste tromperie et rend caduque une grande partie de la LODEOM. Oui, madame la ministre, votre gouvernement nous a trompés et s'apprête à nous tromper encore. Les entreprises sont inquiètes et les chiffres alarmants du chômage traduisent bien cette angoisse. L'offre d'emplois dans nos départements est arrêtée !
Le rapporteur de la commission des finances a promis, au nom du Gouvernement, que les exonérations prévues dans le cadre de la LODEOM seraient maintenues. Mais votre silence au cours de ce débat était assourdissant ! Chacun sait, cela dit, que les promesses n'engagent que ceux qui y croient…
Comptez-vous créer un socle législatif qui garantisse une nouvelle mise en oeuvre de la LODEOM pour assurer la pleine effectivité des ZFA ? Sinon, quel crédit devrons-nous accorder aux décisions qui découleront du comité interministériel de l'outre-mer ? (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC.)
23 septembre 2009
LOI PENITENTIAIRE : UNE PARODIE DE DEMOCRATIE
La loi pénitentiaire vient d'être votée au Parlement hier. Malheureusement, elle ne prend pas en compte l'état de catastrophe humanitaire qui persistera dans les prisons françaises et plus singulièrement en Guadeloupe. En effet, dans notre département, tout comme en métropole, les problématiques sont quasi identiques sans compter l'intégration des risques sismiques et cycloniques contraignant davantage les structures déjà fortement ruinées par l'usure du temps et le manque d'entretien, faute de moyens.
Ainsi, les phénomènes récurrents tels la surpopulation carcérale, la forte proportion de détenus jeunes et sans formation, le manque flagrant de dispositifs permettant une insertion sociale et professionnelle des détenus à leur sortie de prison, le délaissement des malades atteints de troubles du comportement sont autant de préoccupations qui ne trouveront pas de solutions dans le dispositif législatif prévu par la nouvelle loi pénitentiaire.
Cette loi qui portait tous les espoirs du monde pénitentiaire, laisse un goût amer à tout un secteur plus que jamais seul face à son désespoir et à son destin. Nous sommes bien loin de la loi fondamentale qui devait apporter des solutions à la situation d'urgence tant décriée et dénoncée dans les lieux de privation des libertés.
Au regard de cette nouvelle loi pénitentiaire, je constate qu'elle ne résoudra en rien les problèmes de fond que pose l'encellulement et l'emprisonnement pour les décennies à venir. Elle n'apportera rien non plus au personnel pénitentiaire qui travaille dans des conditions extrêmement difficiles.
Malgré tous mes efforts conjugués à ceux de mes collègues des groupes PRG (Parti Radical de Gauche) et SRC (Socialiste Radicaux et Citoyens), le gouvernement n'a pas voulu intégrer par nos amendements la détresse de tous ceux et de toutes celles qui vivent et travaillent en milieu carcéral.
Je dénonce avec force et détermination ces dispositions législatives portées par cette loi pénitentiaire qui ne sont qu'une parodie de démocratie au rabais.
J'invite le gouvernement à prendre ses responsabilités et à justifier ses choix en refusant de regarder en face la réalité des prisons françaises qui demeureront les pires de l' Union Européenne.
Je rappelle que les détenus sont des hommes et des femmes ayant tout de même des droits. Les personnels sont des pères et des mères de famille, citoyens à part entière; ils méritent notre respect.
16 septembre 2009
APRES 40 ANNEES D'OPACITE AVOUEE ET DE PROFITATION RECONNUE, IL N'Y A RIEN D'URGENT !
La démonstration de force du gouvernement instrumentalisée par son Secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer confirme une fois de plus la volonté gouvernementale de poursuivre la casse économique de notre département.
La nouvelle Secrétaire d'Etat à l'Outre-mer a-t-elle mesuré les effets désatreux que pourrait occasionner une augmentation précipitée des prix du carburant dans un tel contexte économique et social ?
Une augmentation de plus qui vient diminuer le pouvoir d'achat des Guadeloupéens et de fait, anéantissant ainsi une lutte sans merci menée courageusement avec dignité par la majorité de la population.
Une augmentation des prix du carburant qui perpétue la tradition de « pwofitasyon » dénoncée par le LKP. Cette augmentation profite et renforce une société en situation de quasi monopole en amont et aval des circuits de distribution des carburants. Une société également actionnaire majoritaire au sein du capital de la SARA. Au final, une société qui s'est placée en position dominante dans le réseau de distribution de notre département.
Cette démarche est contestable à plus d'un titre.
En effet, la Communauté Européenne dans son article 87 du traité instituant ladite communauté, signé par la France en 1957, pose formellement l'interdiction pour les états membres de l'Union Européenne de favoriser de quelque manière que ce soit, une entreprise au détriment d'une autre.
En faisant supporter dans les mêmes proportions les opérateurs de petite et de grande taille, un niveau de charges que seuls les gros opérateurs seraient en mesure d'assumer, ce sont ainsi des barrières supplémentaires qui sont disposées à entraver une juste concurrence. Cet état de fait résulterait donc à placer la société Total en situation de position dominante. Le processus d'augmentation tel qu'il est envisagé par le gouvernement est d'une part inadapté à la structure de notre économie et d'autre part, purement et simplement interdit par le droit communautaire, sauf s'il est démontré une contrepartie favorable à l'intérêt général. En l'espèce, ici, ce n'est pas le cas !
Aussi, je déplore que le gouvernement accorde si peu d'attention à notre situation particulière en Guadeloupe. Je dénonce avec force et détermination cette augmentation injuste et inéquitable.
D'après mes calculs, à compter du 1er janvier 2010, chaque Guadeloupéen se verra doublement pénaliser par cette augmentation : pour une consommation moyenne de 60 litres de carburant par semaine, la hausse de 0,06 cts par litre, correspondra à 173 euros par an, somme à laquelle viendra se rajouter la taxe carbone de 150,00 euros pour l'utilisation des énergies fossiles comme l'a annoncé le Président de la République.
C'est donc bel et bien le pouvoir d'achat des Guadeloupéens que ces mesures vont toucher.
A cause de ce motif trop crucial pour être traité à la « va vite », j'invite les membres du gouvernement, à prendre le temps de la raison, le temps de l'appréciation, le temps de trouver des solutions adéquates pour favoriser une égalité de traitement sur l'ensemble du territoire.
Par ailleurs, les principes retenus par Madame Penchard au titre des préconiations du rapport Bolliet ne garantissent pas un accès équitable à tous les opérateurs au marché local.
17 août 2009
JEANNY MARC S'EXPRIME SUR LA CONTINUITE TERRITORIALE
LA CONTINUITE TERRITORIALE
by PRG_IDF
Jeanny Marc, Députée de Guadeloupe, évoque pour le groupe Rageap du Conseil Régional d'Ile-de-France (Radicaux de Gauche et Elus apparentés) sa vision de la continuité territoriale. Dans cette vidéo, elle revient notamment sur l'étude lancée par le Conseil Régional Ile-de-France pour permettre cette continuité entre Ile-de-France et l'Outre-mer.
16 août 2009
TRAVAILLONS TOUS ENSEMBLE A L'EMERGENCE D'UNE NOUVELLE GUADELOUPE PLUS SOLIDAIRE, PLUS RESPONSABLE, PLUS CONQUERANTE !
FETE PATRONALE DE PETIT-BOURG
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Dimanche 15 août 2009
Monsieur le Maire et son conseil municipal,
Monsieur le sénateur président du conseil général,
Monsieur le président du conseil régional,
Mmes Mrs les maires ou leur représentant,
Mesdames, Messieurs les conseillers régionaux et généraux,
Messieurs les anciens combattants,
Mesdames et Messieurs les représentants des anciens combattants,
Monsieur le Président d’honneur du GUSR, cher Dominique Larifla,
Mesdames, Messieurs les présidents et membres d’associations,
Miss Petit bourg et ses dauphines,
Madame Losbar, chère amie,
Population de Petit-Bourg, Mesdames, Messieurs,
Permettez que je remercie Monsieur le Maire et son Conseil Municipal de m’avoir invité à célébrer avec vous votre fête patronale.
Pour la seconde année, il m’est particulièrement agréable de partager ces instants d’intense convivialité et de grande fraternité avec toi Monsieur le Maire, cher ami, avec ton Conseil Municipal, avec ton personnel communal, avec la vaillante population de Petit-Bourg et avec tous tes convives.
Permettez également que je félicite Monsieur le Maire, son conseil municipal, le comité des fêtes pour le choix du thème de cette année, « Petit-Bourg, Carrefour des cultures, de sports et de talents ».
A mon humble avis, la richesse collective d’un territoire ne peut-être mesurée qu’au travers des résultats produits par la combinaison de la pluralité des talents des femmes et des hommes qui donnent sa singulière composition à ce territoire. Il me plaît de dire également que le talent n’éclot pas ex-nihilo, il se cultive, il obéit à une discipline.
Je ne me tromperai pas en disant, chère population de Petit-Bourg, que si votre commune regorge d’autant de talents, c’est que vos représentants politiques, sportifs et culturels ont su en faire un terroir fertile favorisant leur éclosion. Ils ont su en faire un terrain fertile permettant l’expression de nos meilleurs artistes et meilleurs sportifs.
Autrement, comment expliquer les excellentes performances enregistrées par les équipes de jeunes escrimeurs, les équipes de jeunes et seniors de football avec l’Evolucas, ou encore dans des disciplines telles que la voile ou plus récemment, en cyclisme…
D’ailleurs, je voudrais rendre un vibrant hommage à notre Petite-bourgeoise, à une Guadeloupéenne à la renommée internationale, je veux citer Laura FLESSEL. Grâce à son immense talent, à son génie, Petit-Bourg est devenue une référence en matière d’escrime tant au niveau national que dans notre environnement caribéen.
Ou encore, comment expliquer la floraison des productions de vos artistes-peintres, poètes, troupes de théâtre, slammeurs (Silencieux), écrivains, chanteurs, collectionneurs...
Il me paraît également important de souligner et de vous féliciter à cet égard, population de Petit-Bourg, pour l’important travail réalisé dans la mise en valeur de notre patrimoine commun et par la-même, de notre identité guadeloupéenne – avec le Marché Péyi Ti-Bou, l’installation d’une stèle commémorative… - .
En vous parlant justement de notre patrimoine commun et de notre identité guadeloupéenne, un sentiment particulier m’anime aujourd’hui. L’espoir suscité par les récents évènements de ce début d’année de voir émerger une Guadeloupe plus solidaire et campée sur ses valeurs contraste anormalement, voire paradoxalement, avec certaines actualités en Guadeloupe aujourd’hui.
Par ailleurs, je voudrais lancer un message à tous les adeptes de sports, aux jeunes pratiquants et ainsi qu’aux moins jeunes. Je voudrais leur rappeler qu’il faut, en toutes circonstances, toujours porter très hautes les valeurs essentielles véhiculées par la pratique du sport.
En effet, le sport revêt une dimension universelle qui contribue de manière essentielle à l’éducation de tous, au respect, au dépassement de soi, à la fraternité et donc à la volonté de vivre ensemble. Il peut être source d’émotions et de plaisirs intenses, il peut également être un facteur d’équilibre personnel, de détente, de bien-être, de même qu’il peut-être un vecteur important d’intégration sociale, en somme, le sport est une école de la vie.
Il me paraissait important de devoir rappeler les valeurs véhiculées par le sport car dans la période incertaine que nous vivons actuellement :
sur le plan économique :
une fragilité accrue des entreprises ;
une recrudescence des licenciements économiques ;
les menaces très fortes qui pèsent sur l’avenir de la canne à sucre et particulièrement à Marie-Galante ;
sur le plan de la sécurité routière :
trop de victimes et de vies perdues en particulier chez les jeunes dans l'indifférence la plus totale ;
- sur le plan de la violence :
une explosion des actes de violence qui risquent de mettre en péril les manifestations publiques et gratuites ; - sur un plan purement politique :
trop d’injustices dans les attributions des aides et subventions ;
trop d’apathie dans la gestion des dossiers stratégiques pour le développement de nos territoires ;
trop de favoritisme dans l’accès à l’emploi ;
en somme, trop d’ostracisme et un manque cruel de vision globale dans la conduite des affaires de ce pays !!!
Nous devons plus que jamais être solidaires les uns avec les autres. Nous devons plus que jamais améliorer nos rapports humains avec l’autre. Nous devons plus que jamais nous serrer les coudes. Nous devons plus que jamais nous respecter et respecter nos vis-à-vis. Nous devons plus que jamais jouer collectifs, nous devons plus que jamais décupler nos efforts.
Et l’on pourrait encore continuer car la « Guadeloupe Terre de sports, Terre de champions » doit exceller pour que cette belle maxime ne soit pas qu’un slogan, qu’une promesse, qu’une incantation.
Permettez encore Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, que j’insiste sur cette valeur fondamentale qu’est la SOLIDARITE pour notre société guadeloupéenne car lors de mes rencontres avec la population au cours de la phase de consultation publique des Etats-Généraux, les contributeurs ou autres participants ont essentiellement exprimé leur souhait de voir s’inscrire nos rapports sociaux dans une nouvelle perspective plus solidaire.
De nouveaux rapports sociaux qui doivent permettre de faire enfin émerger une société guadeloupéenne plus respectueuse des valeurs, plus responsable, plus conquérante…
Pour ma part, je crois fermement à nos chances de réussite dans cette vaste ambition de voir s’imposer cette nouvelle Guadeloupe. Une nouvelle Guadeloupe épurée de toutes les frustrations héritées de son histoire, une nouvelle Guadeloupe fière, une nouvelle Guadeloupe audacieuse, une nouvelle Guadeloupe qui gagne, une nouvelle Guadeloupe qui puisse garantir à chaque individu une véritable égalité de chances de pouvoir s’y épanouir.
D’ailleurs, c’est cet idéal de vie en société qui conduit le sens de mon action politique.
Je me répète peut-être mais je veux encore et toujours le rappeler, que dis-je, le marteler, mon engagement en politique, cet engagement vrai, cet engagement total, celui qui nous oblige à nous fixer des lignes de conduite auxquelles nous ne pouvons déroger, sinon à ne pas pouvoir plonger notre regard dans celui de nos enfants et de nos petits-enfants qui nous interrogeront sur ce que nous aurons fait pour que la Guadeloupe change.Ils nous interrogerons sur ce que nous aurons fait pour que la Guadeloupe évolue dans un environnement plus juste, plus harmonieux, plus prospère et plus solidaire. Une Guadeloupe pour nous certes, mais une Guadeloupe pour eux également.
J’y crois fermement car les mutations socioculturelles qui ont parfois aliéné la société Guadeloupéenne ne sont pas irrémissibles.
L’engouement populaire suscité par les initiatives locales en matière de valorisation de notre patrimoine culturel et identitaire constitue déjà en soi quelques signes encourageants. Mais il faut aller plus loin !
Nous devrons œuvrer tous ensemble pour que l’école et la famille redeviennent le berceau de l’épanouissement et du développement des générations futures. Avant d’interpeller l’Etat et les pouvoirs publics, nous devons impérativement nous parents, nous familles, nous citoyens, nous Guadeloupéens, nous prendre en main réellement, aborder avec sincérité et courage les problèmes auxquels nous sommes confrontés et ensuite décider d’agir.
Après seulement, nous devrons unir toutes nos forces – de quelque bord qu’elles viennent – pour solliciter des autorités publiques compétentes, de véritables politiques volontaristes pour réellement répondre aux besoins de notre société en matière :
de formation et d’insertion de nos jeunes ;
de lutte contre le chômage et de développement de l’emploi ;
de santé ;
de logement ;
de transports ;
de développement économique endogène ;
d’accès à la culture, à l’information et aux disciplines sportives ;
de préservation et de valorisation de notre environnement ;
A quoi servirait-il alors de solliciter de nouveau vos suffrages pour plus de pouvoir alors que le socle de notre pacte social s’effrite inexorablement ?
En ma qualité de parlementaire, je continuerai à m’inscrire dans une posture d’opposition constructive et intelligente. D’ailleurs, j’ai constaté que ma posture a fait des émules ces derniers temps. L’élève a même dépassé le maître !
Pour ma part, je continuerai à conduire mon action parlementaire pour faire remonter le plus justement possible aux autorités publiques les aspirations légitimes que nous appelons tous de nos vœux pour un mieux vivre ensemble en Guadeloupe.
Je ne voudrais pas être encore plus longue mais je ne pourrai terminer mon propos sans ajouter, que j’ai entendu, chère population de Petit-Bourg, chère population de la troisième circonscription de Guadeloupe, votre désir de me rencontrer plus régulièrement pour discuter de mon activité parlementaire notamment sur les actions que j’ai menée en faveur :
de la défense du pouvoir d’achat des familles guadeloupéennes ;
de l’accompagnement du réseau des TPE-PME locales ;
du soutien aux filières pêche et agriculture;
de l’école, de son organisation et de la sécurité de nos enfants ;
de l’amélioration des conditions de vie des personnes handicapées ;
du développement économique de notre territoire ;
de la protection de notre environnement ;
J’ai le plaisir de vous annoncer qu’à compter du quatrième trimestre, j’organiserai des rencontres mensuelles en communes (soit sous forme de permanence ou de rencontre publique) afin de pouvoir mieux répondre à vos attentes tout en assurant efficacement mon rôle de Député à l’Assemblée Nationale.
Mes chers compatriotes, chère population de Petit-Bourg, pour terminer, je veux vous souhaiter une très bonne fête, je veux vous dire combien il m’est agréable d’entretenir avec vous cet esprit de partage.
Bonne fête à tous dans la joie, la convivialité, la sobriété ! Surtout que la Guadeloupe a besoin de tous ses enfants debout et déterminés pour elle.
Vive Petit-Bourg !
Vive la Guadeloupe !
Jeanny MARC
Député Maire de DESHAIES
02 août 2009
HAUSSE DU PRIX DES CARBURANTS : JEANNY MARC PREVIENT QU'IL NE FAUT PAS METTRE LE FEU AUX POUDRES !
On nous annonce une augmentation des prix du carburant pour la Guadeloupe dans les prochains jours.
Dans le même temps, l'Assemblée Nationale rend publique les propositions de la Mission d'information commune sur le prix des carburants dans les DOM.
Récemment encore, on nous a annoncé l'attribution d'une forte subvention au profit de la SARA, sans explication aucune à la population.
En mars 2009, la sortie du "rapport Bolliet " a défrayé la chronique par le caractère surprenant de ses préconisations (notamment en proposant la suppression massive d'emplois dans les stations-service).
Ce sont ainsi une succession de rapports et d'études qui ont tous confirmé ce que le collectif LKP avait eu l'occasion de dénoncer avec force en début d'année.
Je constate que la profusion et les contradictions des informations qui gravitent autour de la question de la formation des prix du carburant n'ont qu'un seul objectif : Ne pas régler le problème du pouvoir d'achat des Guadeloupéens. Désormais, le Gouvernement a en sa possession tous les leviers qui doivent lui permettre d'agir en conscience, et, pour une fois en faveur des populations ultra-marines.
Quand on sait que la double constante de l'opacité dans la formation des prix et les augmentations successives des tarifs de l'essence en Outre-mer ont été les éléments déclencheurs d'une crise sans précédent dans l'ensemble des collectivités ultra-marines. Les explications peu convaincantes des autorités donnent le sentiment à la population de ne pas être respectée ou alors que ses efforts et ses attentes ne sont pas une priorité pour les pouvoirs publics.
Ainsi, je demeure persuadée que la répercussion du coût du baril sur le marché international ne peut pas être supportée de la sorte en Outre-mer (les hausses du prix du baril sont répercutées immédiatement tandis que les baisses le sont sur des périodes de temps beaucoup plus longues). D'ailleurs, différentes études tendent à démontrer l'insoutenabilité du procédé pour le consommateur final.
J'invite donc Monsieur le Préfet et de surccroît le Gouvernement à faire preuve de discernement et de justesse dans l'application de toutes mesures qui n'auront que pour seule conséquence de "mettre le feu aux poudres !"
Nous travaillons tous au retour d'une paix sociale, que nous savons fragile. Nous attendons de l'Etat qu'il nous accompagne en agissant dans la transparence avec les populations qui demeurent en état de haute vigilance sur la question du pouvoir d'achat
22 juillet 2009
PLAN SANTE OUTRE-MER : LES EFFETS D'ANNONCE N'ENGAGENT PAS LE GOUVERNEMENT
Madame Roselyne BACHELOT-NARQUIN est venue chez nous en Guadeloupe pour présenter le Plan santé Outre-mer qui devrait prendre en compte les particularités de notre insularité.
En effet, l'éloignement par rapport à l'Hexagone, les risques naturels qui exposent nos départements, ont été particulièrement bien appréhendés par la Ministre, notamment la fragilisation des populations ultramarines et leur surexposition à certaines pathologies.
Bien que les professionnels de la santé en Guadeloupe aient accueilli les déclarations avec une certaine satisfaction : « le plan santé Outre-mer prend en compte les problématiques évoquées par le monde médical ultramarin, la reconstruction du CHU est validée, les travaux de mise aux normes et de restructuration des services vont se poursuivre » selon Madame la Ministre.
Cependant, je déplore l'absence de méthode tant nécessaire à la mise en oeuvre de cette vaste entreprise.
L'annonce de projets sans moyens concrets alloués m'a quelque peu déçue.
Alors que le financement de la loi Hôpital Patient Santé Territoire votée très récemment par les deux Assemblées, bientôt promulguée est acquise pour la Métropole, ici aucun calendrier, aucune enveloppe financière précise, n'ont été proposés aux guadeloupéens.
Je souligne la grande capacité d'écoute dont a fait preuve Madame la Ministre, et espère qu'au-delà de l'écoute nécessaire pour faire avancer les chantiers, les moyens seront accordés pour passer à la phase de concrétisation afin de rendre effective la notion « d'égal accès aux soins de qualité en toute sécurité » à tous les français.
Par ailleurs, je regrette très sincèrement que Madame la Ministre n'ait pas pris en considération parmi les mesures de prévention de santé publique, les fléaux qui frappent nos populations tels le SIDA et les maladies psychiatriques.
Plus que jamais, je profiterai de la fenêtre qui est offerte à la population guadeloupéenne, par le biais des Etats Généraux, pour faire remonter les fruits de la concertation en matière d'égalité des chances dans le monde médical et hospitalier de notre département.
24 juin 2009
L'ALLOCUTION DE MADAME LE DEPUTE LORS DU CONGRES DES ELUS DEPARTEMENTAUX ET REGIONAUX
Messieurs les Présidents du Conseil Régional, et du Conseil Général
Mesdames et Messieurs les Conseillers régionaux, et Généraux
Mesdames et messieurs les Elus,
Mesdames, Mesdemoiselles, et Messieurs,
Aujourd’hui s’ouvre le Congrès des élus départementaux et régionaux de la Guadeloupe sur une thématique d’importance pour chaque Guadeloupéenne et chaque Guadeloupéen.
Aussi, je ne peux débuter mon propos sans saluer l’initiative heureuse du Président Jacques Gillot qui, avec courage, objectivité, et pragmatisme, propose aux Guadeloupéens d’écrire, enfin, un véritable projet. Un projet pour une Guadeloupe plus juste plus solidaire, mieux armée pour affronter l’avenir.
Nous devons donc prendre nos responsabilités et faire face à nos vieux démons de la division, de la suspicion et de l’hégémonisme pour envisager sereinement cette nouvelle Guadeloupe que chacun appelle de ses vœux depuis trop longtemps.
Oser envisager un avenir qui nous corresponde est un véritable challenge et un signe fort de la maturité de nos concitoyens.
Qui d’autre que nous mêmes seraient les mieux placés pour savoir sentir et ressentir les attentes de nos populations. Qui d’autres que nous mêmes seraient mieux placés pour comprendre et porter l’espérance d’un pays en devenir ?
La crise qui secoue le monde entier, ne nous épargne pas. Nombre de systèmes sont devenus obsolètes, car incapables d’apporter une réponse aux problèmes auxquels sont confrontées les populations.
Les Etats-Unis d’Amériques, considérés comme la première puissance économique au monde, ont un genou à terre.
Les économies sont au plus mal, les faillites se multiplient, le chômage augmente de manière vertigineuse, les phénomènes jusque là marginaux prolifèrent faute de réponses adaptées. Même les plus optimistes sont envahis d’une douce déprime
Toutes les carences non résolues sont désormais sources de conflits car elles se rajoutent à des situations difficiles, voir insoutenables.
Les revendications portées par le LKP sont venues renforcer cet état de fait. En effet, les mouvements de grèves qui ont émaillés notre quotidien dès le 20 janvier dernier, ont été révélateurs d’une profonde crise trouvant sa source dans une conjugaison détonante de facteurs à la fois sociaux, sociétaux, et économiques. D’ailleurs, pour certains, ces évènements sont perçus comme étant l’expression d’une crise identitaire.
Mais c’est surtout autour de la thématique d’un pouvoir d’achat en baisse, que s’est cristallisé le mécontentement des Guadeloupéens vis-à-vis des pouvoirs publics et certains acteurs du monde économique. Ainsi, ont ressurgi les particularismes historiques, sociologiques et économiques de notre archipel. Pour ma part, j’ai retenu que la plate-forme de revendications du LKP dénonçait surtout la très grande souffrance des familles guadeloupéennes face à un Etat qui est resté muet, trop longtemps muet dans un silence assourdissant.
J’ai retenu également que nos réponses de politiques étaient bien en deçà des attentes de notre population. Je reste persuadée que ce Congrès doit permettre également de poser les bases d’une profonde réflexion, sans tabous, sur notre manière, nous élus, d’agir dans l’intérêt supérieur de notre Guadeloupe et, plus particulièrement, de contribuer au mieux-être de des guadeloupéens.
Je ne suis que trop consciente, que notre avenir d’homme libre doit se construire au quotidien, sans relâche avec le concours de tous et de chacun de nous.
C’est fort de cette conviction que j’ai adhéré aux Etats Généraux de l’Outre-mer dans lesquels, je préside notamment, un atelier sur la thématique : « l’égalité des chances, la promotion de la diversité et l’insertion des jeunes » pour ne rater aucun rendez-vous historique qui vise à nous rendre plus responsable donc plus solidaire encore. Les Etats-Généraux voulus par le Président auront pour finalité d’apporter des réponses aux carences constatées dans la conduite des politiques publiques. Ces Etats-Généraux apporteront des réponses à moyen-terme qui permettront sans nul doute de servir de préambule à la construction du projet guadeloupéen.
Je ne veux surtout pas que l’on écrive Mon histoire, celle de la Guadeloupe, à Ma place et qu’on m’impose un point de vue qui ne corresponde pas à ma vision de cette Guadeloupe harmonieuse, fière, solidaire. Cette Guadeloupe qui gagne !
D’ailleurs, ma participation à ce Congrès s’inscrit dans cette démarche constructive dans laquelle je m’inscris pour la Guadeloupe.
Nous devons tous poursuivre cet objectif partagé d’additionner toutes les énergies d’où qu’elles viennent dans l’intérêt supérieur de la Guadeloupe.
J’ambitionne de voir les Guadeloupéens se mettre ensemble quelque soit leur niveau de compétence, toutes compétences confondues, pour construire notre chère Guadeloupe.
De toute évidence, le Congrès des élus départementaux et régionaux, qui s’est ouvert sur le thème du choix de la méthode pour la construction du projet de société pour la Guadeloupe fera naitre de nombreuses interrogations, susciter le débat et voir même entraîner des prises de position.
Je lance un appel solennel à la conscience de tous et de chacun pour œuvrer dans une seule direction quelques soit l’espace qu’il aura choisi pour porter sa contribution à la conduite de ce chantier. Nous devons également prendre garde à ce que les échéances électorales à venir ne nous éloignent pas de l’objectif pour lequel nous sommes amenés à débattre ce jour.
Il est aujourd’hui primordial, que nous définissions la méthode qui permettra au plus grand nombre de guadeloupéens de débattre puis d’adhérer au grand projet de société que nous appelons tous de nos vœux.
Je vous invite donc tous à travailler ensemble mains dans la main car les guadeloupéens qui nous font confiance, nous regardent et l’avenir nous attend.
Merci de m’avoir écouté !
J'ai choisi de participer aux Etats-Généraux car je ne veux rater aucune occasion d'être le témoin de l'histoire de la Guadeloupe, je veux participer à l'écriture de l'histoire de mon pays.


