Hier mardi 3 juillet 2007, le premier Ministre François FILLON, a procédé devant les députés à la « traditionnelle » Déclaration de politique générale, fixant ainsi la feuille de route de son gouvernement pour les cinq années à venir.

Force est de constater que les préoccupations des populations d’Outre-mer, en matière d’emploi, de logement, de pouvoir d’achat de formation, de lutte contre les contaminations des sols sont, une fois de plus  reléguées aux oubliettes.

Seule une vague allusion formulée d’une plume littéraire, évoque de manière évasive l’Outre-mer, comme pour apaiser une certaine conscience je cite : « une identité qui s’étoile vers ses départements et territoires d’Outre-mer dont l’essor culturel, économique et social doit se conjuguer avec celui de la métropole. »

En réalité François FILLON nous propose de nous fondre dans la masse « nationale » sans  mesures spécifiques tenant compte de nos réalités locales et de nos particularismes.  L’Outre-mer : douze collectivités, 2.5 millions d’hommes et de femmes, se résume en une phase, soit deux lignes sur un discours de 10 PAGES !

Aucune solution n’est proposée, aucune mesure adéquate pour les problèmes liés à la Guadeloupe en particulier et à l’Outre-mer en général.

Cette déclaration de politique générale laisse une fois de plus transparaître le désintérêt que suscitent les populations d’Outre-mer pour ce gouvernement.

C’est pour ces raisons que j’ai voté contre cette déclaration.

J’ai voté contre l’oubli

J’ai voté contre l’inégalité de traitement

J’ai voté contre l’absurdité de réformes qui mal appréhendées, contribueraient sans  aucun doute à creuser la fracture sociale.

La déclaration du Premier ministre renforce ma détermination à œuvrer pour atteindre les objectifs pour lesquels je siège à l’Assemblée nationale, investie par les guadeloupéens.

Je serai encore plus vigilante, d’autant que le gouvernement semble confondre «  vitesse et précipitation » pour faire passer dans le trouble le plus absolue, une série de lois visant à réformer les institutions. Ces réformes menées au pas de charge, démontrent bien, l’intention de nous laisser en marge de nos destins.

Je serai donc, comme je vous l’ai promis, dans une opposition constructive et intelligente mue d’une volonté majeure de faire avancer la Guadeloupe et l’Outre-mer.