Loin de s'engager résolument en faveur de nos compatriotes de la Guadeloupe, l'Etat entend faire des économies sur le programme des emplois en Outre-mer pour financer ses engagements suite au passage de DEAN.

En effet, c'est par un décret n° 2007-1529 portant annulation et ouverture de crédit, que le Gouvernement FILLON II, d'une part, annule plus de 61 millions d'euros, dans le budget pour 2007 de la mission « Outre-mer ». D'autre part, ce même gouvernement propose par un projet de loi de finances rectificatives qui sera examiné par l'Assemblée nationale le 05 décembre prochain, un dispositif permettant de financer par redéploiement, l’indemnisation des dégâts causés par le passage du cyclone DEAN aux Antilles.

« C’est déshabiller Saint-Pierre pour habiller Saint-Paul...»

A grands fracas médiatiques, le Président de la république en compagnie de ses ministres et de son Secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, après s’être précipités au chevet de la Martinique et de la Guadeloupe, a annoncé que la solidarité nationale serait de mise, lors d’une réunion d’urgence organisée à l’Élysée au mois d’août dernier.

Jeanny MARC, au sortir de cette réunion, déjà affichait ses réserves. Sa très grande déception est désormais manifeste. Elle signale son inquiétude grandissante, eu égard aux conséquences immédiates de la diminution du budget de l’Outre mer sur l’économie des départements d’Outre-mer.

Par son communiqué du 06 novembre dernier, à l'occasion de l'examen du budget de la mission « Outre-mer » à l'Assemblée nationale, elle avait alors dénoncé l’état de faillite avéré du gouvernement reprenant à son compte les propos du Premier Ministre.

La situation financière de l’État est tellement catastrophique, qu’il s'avère aujourd'hui, que le Gouvernement soit dans l'obligation de gratter les fonds de tiroir pour « tenter » de faire jouer la solidarité nationale, et indemniser les guadeloupéens sinistrés des dégâts causés par le cyclone DEAN. C’est du jamais vu ! Cette solidarité nationale risque d’avoir un goût très amer et risque de ravager l’économie de notre département avec une force digne d’un ouragan de classe 4.

Madame le Député constate avec effroi, que les Français d’Outre-mer ne peuvent décidément rien attendre d’un gouvernement qui se borne à les exclure de manière systématique.

Une question s’impose alors : « Les ultramarins, doivent-ils seuls, faire les frais de la faillite de l’ÉTAT ? »

Jeanny MARC, lance donc un appel solennel aux élus de la Guadeloupe, pour inviter l’État à tenir ses engagements vis à vis de l’Outre-mer.« Une solidarité juste et équitable pour tous les Français », c’est le souhait que formule Madame le Député de la troisième circonscription de la Guadeloupe.