Depuis le début des années 1980, la politique pénitentiaire a connu de nombreuses et substantielles évolutions. Néanmoins, de nombreuses "zones d'ombres" demeurent. L'application des différentes mesures se heurte en particulier aux contraintes de l'univers carcéral : les exigences en matière de sécurité, l'architecture des locaux, la surpopulation carcérale et les conditions de travail du personnel. Pour mieux appréhender la problématique liée à l’incarcération, Jeanny MARC a décidé de visiter le Centre Pénitentiaire de Baie-Mahault situé dans sa circonscription.

C’est dans le cadre des actions que son groupe parlementaire a initié autour de la question pénitentiaire qu’elle a souhaité dresser un bilan exhaustif des réalités liées à l’application des différentes politiques pénitentiaires sur notre territoire. 

La Guadeloupe compte deux types d'établissements pénitentiaires : La Maison d'arrêt de Basse-Terre et le Centre pénitentiaire de Baie-Mahault.

Le Centre Pénitentiaire de Baie-Mahault est un établissement mixte composé de cinq quartiers (Maison d'arrêt femme, Maison d'arrêt homme, Maison d'Arrêt mineur, Centre de détention hommes, quartier de semi-liberté).   

Madame Jeanny MARC n'a pas manqué de saluer le travail efficace réalisé conjointement par le personnel de direction, l'équipe d'encadrement et l'ensemble du personnel pénitentiaire.

Depuis l'entrée en vigueur de la loi sur la récidive, la durée des séjours en centre de détention a connu une croissance exponentielle de l'ordre de 50 % en Guadeloupe et phénomène aggravant, l'age moyen de la population carcérale est en net rajeunissement (28 ans). Phénomène accablant : en dépit des efforts réalisés par le Service d'Insertion et de Probation (SPIP), la suppression de certains budgets dédiés aux programmes d'éducation, de formation et de réinsertion - permettant de diminuer le risque de récidive - pourrait sacrifier le devenir de toute une génération de jeunes guadeloupéens en mal de repères au sein de notre société.

Madame Le Député de la troisième circonscription a pris la mesure des difficultés que le système judiciaire rencontre aujourd'hui pour assurer pleinement la mission qui lui est dévolue. Difficulté accrue par l'absence de dispositifs permettant d'accueillir et de soigner une population croissante de détenus toxicomanes, schizophrènes et autres

A l’aube de la mise en application de la loi sur la rétention de sûreté, Jeanny MARC n'a pas manquer de s'enquérir de la difficulté du travail des magistrats qui du fait de la recrudescence des affaires à juger, n'ont ni le temps matériel, ni les moyens humains à leur disposition pour pouvoir diagnostiquer efficacement en amont l'état de santé mental des justiciables.


Madame le Député de la Guadeloupe s'est engagée à agir efficacement en vue de permettre au Centre Pénitentiaire de Baie-Mahault d'être doté :


  • de leviers à la mesure des besoins du Service d'Insertion et de Probation(SPIP) en vue de favoriser les initiatives en matière de formation, de réinsertion et d'accompagnement des porteurs de projets;
  • d'un Service Médico-Psychologique Régional (SMPR) qui permettrait d'éviter que se retrouvent dans la nature des personnalités psycho dépendantes souffrant le plus souvent de troubles mentaux et donc dangereux pour notre société.

Pour Madame Jeanny MARC, une Guadeloupe debout, prospère et juste se construit avec l'ensemble de ses enfants. Il convient de ne laisser sur le bord du chemin aucune composante de notre chère population.