Dans le cadre des questions au gouvernement du mercredi 30 avril, Jeanny MARC interpellera le Premier Ministre sur l’épineuse question de la politique familiale du gouvernement Fillon III.

Les diverses annonces du gouvernement dessinent un avenir bien sombre pour les familles françaises. En effet, elles subissent de plein fouet les conséquences de la mauvaise gestion d’un État trop endetté, que l’Europe rappelle à l’ordre avec insistance.

Par les décrets n°2008-409 et 410 parus au journal officiel du 29 avril 2008 le gouvernement Fillon III diminue les allocations familiales de 600 € par année et par enfant. Une économie de 138 000 € sera réalisée par l'Etat au détriment des familles. Ainsi, le gouvernement s’attaque toujours aux plus faibles, aux plus démunis.

On ne peut participer à la remise en cause de la solidarité nationale par un arsenal de mesures « anti-famille » voulu par le gouvernement dont :

  • le pouvoir d’achat des familles françaises qui est de plus en plus précaire aura pour conséquence inéluctable qu’un chef de famille devra choisir entre l'achat d'une paire de lunettes, et un appareil d’orthodontie tous deux nécessaires à la santé de son enfant.

  • la forte fiscalisation des emplois familiaux alourdira la prise en charge des personnes âgées dépendantes.

  • la suspension de l'obligation de vaccination chez l'enfant et l'adolescent

  • l’application du RSA impactera la prime à l’emploi,

  • la « chasse » aux chômeurs ,

  • la tentative de suppression de la carte de familles nombreuses

...sont autant de manoeuvres pour destructurer la famille, socle fondamental de notre société.

Il est inacceptable que le gouvernement lance ainsi des assauts à l’encontre des familles, dans une logique de rupture qui équivaut à de la « casse sociale ».

Pourtant d’autres secteurs mériteraient une restriction budgétaire. On assiste à l’annonce médiatique d’une rallonge de 100 000 € en faveur de la Garde des Sceaux pour frais de cérémonie et vestimentaire alors que les familles verront leurs allocations diminuer sensiblement !

Madame le Député réitère sa demande auprès de Monsieur le Premier Ministre pour l’inviter à prendre en compte la réalité des ménages dont le moral est en berne. Elle lui suggère avec insistance d’imaginer une nouvelle stratégie qui ne pénalisera en rien les familles.

Pour sa part, elle considère que toute réforme doit être menée en concertation avec les organismes représentant les familles. Et que chaque euro dégagé d’une mesure de re-déploiement, bénéficie aux enfants des foyers français, singulièrement à ceux de l'Outre-mer.