La saison cyclonique est ouverte, une dépression gouvernementale est annoncée : Après HUGO, voici JEGO !!!


Au courant du mois de mai dernier le gouvernement s'est livré à une casse sociale sans précédent pénalisant les familles françaises les plus démunies, en réduisant les allocations familiales.
Aujourd'hui, c'est une nouvelle attaque en règle à l'encontre des populations les plus défavorisées de la République à laquelle le gouvernement se livre en opérant une  véritable casse fiscale voulant réduire la voilure de la défiscalisation.

Une fois de plus, ce sont les plus vulnérables des français qui feront les frais de la réforme conduite par l'État. Et, particulièrement celle qu'entend conduire le gouvernement, dans les collectivités d'Outre-mer.

Pourtant, l'actuelle loi Programme de 2003 a bien pris en compte les handicaps et les retards de développement des collectivités Outre-mer.
Cette loi avait pour objectif prioritaire, grâce aux exonérations de charges sociales et à la défiscalisation, d'insuffler une dynamique économique.
Ce dispositif porteur a eu l'avantage de relancer la croissance locale et permis de lutter efficacement contre le chômage en contribuant ainsi au développement de l'archipel.

Au regard du projet JEGO, les socio-professionnels de la Guadeloupe, sont entrés en phase de vigilance jaune et, c'est à l'unanimité qu'ils ont accueilli le Secrétaire d'État le 23 mai  par un seul et même cri de ralliement: « la loi GIRARDIN ou rien », ou encore, « Gardez vos 100 millions ».
C'est dire que la réforme proposée est bien en deçà des mesures d'incitations fiscales applicables aux économies ultramarines.

Il nous faut légitimement nous interroger sur les réelles motivations du gouvernement. D'un côté, le bouclier fiscal a permis de restituer à 13000 contribuables plus de 230 millions d'euros en 2007.
Alors que d'un autre côté, l'État souhaite plafonner donc réduire la voilure de la défiscalisation en Outre-mer pour réaliser une économie au détriment de notre développement économique.

Le rapport d'avril 2008 remis par le gouvernement aux commissions des finances de l'Assemblée Nationale et du Sénat lui même, reconnaît que « l'impact socio-économique de la défiscalisation reste encore largement à évaluer ».

Pour éviter que la Guadeloupe n'entre en phase d'alerte rouge où le risque implique la cessation des activités économiques et commerciales, j'invite donc le gouvernement, en concertation avec les élus et les socio-professionnels de la Guadeloupe, à réaliser un véritable bilan de la loi GIRARDIN en préalable à toute réforme.
 
Cette démarche constituerait à mon sens une vraie rupture dans la méthode.