L'épineuse problématique autour de la fixation du prix de l'essence est une constante récurrente en Guadeloupe. La question est posée aujourd'hui avec acuité par nos compatriotes de la Guyane. Ce problème ne doit pas nous laisser simplement dubitatifs, mais au contraire, il doit nous permettre d'envisager des solutions pérennes et durables pour les départements d'Outre-mer concernés et singulièrement pour notre pays Guadeloupe.

Il me paraît important de rappeler à la population guadeloupéenne que la mobilisation autour de la baisse du prix de l'essence doit demeurer l'affaire de tous. En effet, alors même que le prix du baril de pétrole est passé de 120 $ à 50 $ entre les mois de septembre et de décembre, le prix de l'essence à la pompe n'a quant à lui diminué que de 15 centimes d'euros sur la même période.

La défense du pouvoir d'achat ne doit pas être une variable à plusieurs vitesses selon l'endroit où l'on se situe au sein de la République. Le Gouvernement a le devoir d'apporter une réponse claire et acceptable à nos concitoyens.

Après le plafonnement de la défiscalisation, après le renvoi aux calendes grecques du projet de loi de développement pour l'Outre-mer, le prix de l'essence va t-il porter le coup fatal aux emplois et aux entreprises guadeloupéennes ?

C'est pour tenter de contribuer à apporter des réponses à cette question d'intérêt général que j'ai participé hier, mercredi 03 décembre, à la séance plénière extraordinaire du Conseil régional sur invitation de l'exécutif et du Président de l'association des maires de la Guadeloupe.

Suite aux conclusions du rapport du Conseil Economique et Social Régional sur les produits pétroliers en Guadeloupe et face aux tergiversations de l'Etat en matière de transparence sur la structure du prix des carburants en Outre-mer, j'ai donc choisi parmi plusieurs options de démontrer la pertinence de saisir la représentation nationale en demandant la constitution sans délais d'une « mission d'information parlementaire sur la formation et la fixation du prix des carburants dans les départements d'Outre-mer concernés ».

La crise autour du problème en matière de fixation du prix de l'essence doit désormais permettre d'ouvrir une large réflexion en matière de nouvelle gouvernance locale, notamment sur la maîtrise et l'indépendance énergétiques ainsi que la gestion des transports comme prévu dans le cadre du Grenelle de l'environnement.

Plus que jamais déterminée à défendre les intérêts des guadeloupéens, j'inscris cette démarche comme un engagement majeur dans mon action parlementaire.