Dans le cadre des questions orales sans débat de ce mardi 13 janvier, j'ai interrogé le gouvernement sur les mesures que ces représentants comptent mettre en oeuvre pour répondre aux impacts de la crise économies sur des économies ultra-marines très perméables aux fluctuations économiques.

En dépit du large tapage médiatique organisé autour du plan de relance, je n'ai pour ma part trouvé aucune réponse quant aux préoccupations immédiates des populations de l'Outre-mer et plus singulièrement pour celle de la Guadeloupe.

L'analyse du projet de loi pour l'accélération des programmes de constructions et d'investissements publics et privés démontre que le législateur a ommis d'y inclure des dispositions tenant à permettre d'absorber en Outre-mer les répercussions de la crise économique qui sévit au niveau mondial. 

En vérité, quand bien même les effets d'annonce se multiplient, les postes budgétaires de la mission outre-mer ne progressent pas. De ce fait, je ne peux qu'émettre des réserves sur les mesures envisagées pour l'outre-mer dans ce projet de loi.

Compte-tenu des signes d'alerte forts envoyés :

  • par la population, toutes catégories confondues, inquiète de la dégradation de son pouvoir d'achat;

  • par les socio-professionnels en manque de visibilité pour assurer et développer leurs activités;

Il appartient au Gouvernement de leur adresser des signes forts afin d'apaiser le climat social et ramener la confiance.

Le Président Sarkozy qui vient de terminer son mandat de 6 mois à la présidence de l'Union Européenne n'a pas eu  à attendre les premiers effets de la crise pour prendre initiatives afin de rassurer les européens.

Puisque les "Outre-Mers" sont la France et aussi l'Europe, je demande solenellement au Président de la République et à son Gouvernement de lancer de toute urgence un plan Marshall pour sauver l'Outre-Mer.