Je constate avec inquiétude et  tristesse que la crise qui secoue la Guadeloupe depuis bientôt un mois, s’enlise et s’installe dans une impasse.

Je souligne que le collectif LKP à l’origine du mouvement, se bat dans la dignité et le calme pour faire aboutir de justes et légitimes revendications. Celles-ci remettent en cause notamment le fonctionnement des institutions et montrent ainsi les limites de l’organisation statutaire actuelle de la Guadeloupe.

Après un mois de grève, les crispations doivent s’émousser. Il faut à tout prix éviter le pourrissement qui pourrait déboucher sur le chaos. Il faut en sortir.

Je lance  donc un appel solennel, à l’ensemble des parties pour regagner au plus vite la table des négociations.

L’État doit respecter sa parole, et prendre toutes dispositions pour ramener la confiance dans notre département. Il doit s’engager à accompagner le développement de la Guadeloupe.

Le gouvernement doit entendre la souffrance du peuple, comprendre ses aspirations et en finir avec les clichés infantilisants habituels.

J’en appelle à toutes les forces vives pour continuer les concertations et trouver ensembles les solutions pérennes pour sortir de cette crise.

Très prochainement le projet de loi pour l’Outre-Mer sera enfin examiné par les députés.  Le Secrétaire d’État, nous a promis une actualisation significative compte tenu de la crise qui  a mis en exergue des problématiques qui n’étaient pas pris en compte dans la dernière mouture dudit projet de loi. J’ose espérer que cette fois, il tiendra parole, car nous serons très vigilants et nous n’accepterons pas de décimer nos départements par une loi mal adaptée à ses réalités.

Je profite pour lancer également un appel aux parlementaires ultramarins afin qu’ensemble nous soyons mobilisés autour de la LODEOM pour qu’elle soit un véritable outil de développement et susciter l’espoir d’un avenir meilleur en Outre-Mer.

Je rappelle que le pourrissement  de cette grève n’est pas la solution. Il est important que chacun y mette du sien pour que les choses avancent dans l’intérêt de tous.