28 avril 2009
LES ELOGES DE JEANNY MARC AU REGRETTE FELIX REPIR
Chère Célia,
Chers Cédric, Gary, et Jean-Marc,
Chère Roberte,
Chers frères, chers sœurs, chers oncles, chères tantes, cousins, cousines, voisins, voisines de Félix,
Mes chers collègues,
A tous ceux qui pleurent aujourd’hui avec nous un être cher que la mort a ravi brutalement à notre compagnie,
Mesdames, Mesdemoiselles Messieurs,
Il m’est confié la lourde tâche d’honorer la mémoire de notre ami, de notre collègue, de notre frère Félix que nous aimions tous.
C’est vrai que la brutalité de ton décès Félix, nous a tous plongé dans une profonde tristesse.
Ce sentiment d’injustice qui nous étreint depuis l’annonce de ta mort, nous fait prendre la mesure de notre impuissance face à notre destin, et de l’humilité qui doit nous animer.
Oui c’est vrai que même un lion ne peut vaincre le destin et, la mort est inéluctable. C’est le cheminement propre de l’existence.
Félix tu nous manques déjà…tu laisses derrière toi l’image d’un homme d’une très grande discrétion mais aussi d’une disponibilité d’âme et de cœur. Ta manière d’être parmi nous, nous l’a démontré.
Ta générosité est sans conteste, ton cœur bien que fragile, nous l’apprenons, n’était pas trop petit pour accueillir tes enfants et d’autres enfants que tu as considéré comme les tiens. Ce besoin de donner et de partager te caractérisait. Ton légendaire optimisme nous a transcendés, nous a fait rêver et rendre possible « l’impossible ».
Au sein de notre équipe, j’ai toujours considéré que tu avais, l’apanage des grands, car pour toi les paroles devaient être suivies d’actes. C’est comme cela que tu t’es investi dans la construction de notre local… Comment ne plus penser à toi dans ces lieux que tu as bâtis avec tes collègues fort de ton enthousiaste et de tes convictions, lorsque nous nous réunirons à nouveau et sans toi. Toi fidèle soldat, toi le militant engagé de tous les instants depuis 1995 jusqu’à ce dimanche 19 mars 2009.
Homme d’engagement et de parole, tu as démontré aussi que la fidélité avait un sens noble. Jamais tu n’as failli, Ni à tes valeurs morales, ni à tes origines modestes ni à tes convictions, même si tu nous disais souvent : « je ne suis ni de gauche, ni de droite, mais je veux que les choses aillent de l’avant »
Militant de la première heure, je savais pouvoir compter sur ton soutien critique et indéfectible.
Travailleur infatigable tu avais à cœur de mener à terme tous les dossiers que je te confiais en tant qu’élu chargé des travaux. Les écoles, Riflet, Bethsy, Caféière, Ferry , les maisons de quartiers les routes, les caniveaux, le réservoir de 1000 m cube, tu savais représenter ta municipalité aux réunions de chantiers.
Tes connaissances d’artisan, ont été de précieux conseils pour faciliter nos choix lors des commissions d’appels d’offres auxquels tu participais toujours.
Ta simplicité te rendait accessible à tous, tu étais, le père, l’ami et le confident des jeunes et, surtout ceux avec lesquels tu partageais la passion du football. (Bordeaux t’a rendu hommage dimanche en gagnant 1-0 ; et tu verras qui sait sa victoire finale ou sa deuxième place après l’O.M au championnat où tu seras perché dans l’au-delà…)
Peut être le fait que tu aies été l’aînée d’une famille de huit enfants t’a prédisposé à être le grand frère de tous. Ce sens aiguisé des responsabilités, sans doute découle de cette prédisposition à laquelle j’ai fait référence.
Féfé, tu vas nous manquer …
J’imagine la peine de tous ceux que tu as aimés et qui t’aiment… J’ai une pensée particulière pour ton épouse Roberte pour tes frères et sœurs Arsène, Gérald, Eliyannise, Alexandre, Elise, Gélus, Flausette, Eliane et Flauvert la douleur et le chagrin de ta disparition sont très éprouvants pour eux.
Nous ferons de notre mieux, mes collègues et moi pour entourer ta famille et l’accompagner en ces moments ô combien difficiles.
Chers collègues, Mesdames, messieurs, la mort est un rendez-vous inévitable qui attend chacun de nous. Parfois elle survient après une longue agonie, mais aussi elle survient sans qu’on ne l’attende, et sans que l’on soit malade... On ne sait ni le jour, ni l’heure.
Dans tous les cas, elle secoue, elle remue, elle interpelle. Elle nous invite à chaque fois que nous la côtoyons à faire le point sur les choses essentielles de nos vies.
À Roberte, Célia et Cédrick, à ses petits-enfants, aux parents et aux amis qui l'entourent, aux collègues de travail de Félix je présente les condoléances profondément émues et attristées de la Commune de DESHAIES dont tout le personnel et le conseil municipal se joignent à moi pour saluer la mémoire d’un de ses valeureux enfants.
BONNE ROUTE FELIX. Ta pensée restera à jamais gravée dans nos mémoires.
25 avril 2009
ALLOCUTION DE MADAME JEANNY MARC LORS DE L'ASSEMBLEE GENERALE DE L'ASSOCIATION "ENSEMBLE, BATISSONS DESHAIES"
Mes chers amis,
Aujourd’hui, la blessure que nous a infligée la disparition brutale d’un de nos membres, est encore vive….
Le souvenir de notre ami, son optimisme et son sourire ne nous quitterons jamais. Cette perte est douloureuse pour nous et le restera pendant longtemps encore.
C’est vrai que les choses de la vie ne ménagent aucun d’entre nous, chacun a sa part de bonheur et de malheur. Ce sont autant de luttes que nous devons mener dans notre quotidien tant sur le plan professionnel que sur le plan personnel. Ces épreuves que nous rencontrons doivent nous fortifier et nous convaincre de la nécessité de faire toujours pour le mieux ce que nous avons à faire, et ce que pensent les uns et les autres ne doit pas nous émouvoir. Relativiser les événements et aller à l’essentiel devrait un choix de vie pour tous.
Car tout passe, et ne demeurent seulement que ce que nous aurons accompli, ce que nous aurons fait pour les nôtres, pour les générations futures.
C’est tout naturellement que je vous invite donc mes chers amis à toujours donner le meilleur de vous même dans toutes vos entreprises. L’engagement politique est une responsabilité sérieuse car nos décisions engagent l’avenir des nôtres, mais pas seulement, celui des générations futures et de notre Pays de Guadeloupe.
Au sein de « Ensemble Bâtissons Deshaies » (EBD), nous avons toujours planifié notre action politique, et choisi ensemble les grandes décisions qui rythment nos engagements quelles qu’elles soient, avec succès et parfois avec des déceptions.
Depuis les élections cantonales et municipales de 2008, nous avons eu du mal à nous retrouver car nous ne connaissions pas l’échec, Bien que nous ayons arraché notre commune des mains de l’adversité, nous avons mal accepté de perdre le canton. Soit c’est le passé, mais cela nous a ébranlé il faut le reconnaître.
De plus, une certaine opposition nouvelle version… s’est fait jour avec comme moteur essentiel la haine, la destruction, la division.
Programme contre programme, projet contre projet, image contre image, nous sommes nous sommes en effet loin devant. Mais nous pouvons baisser les bras contre ces comportements qui ne grandissent pas notre population.
Nous ne devons donc pas laisser tant d’années d’efforts et d’investissement se gaspiller face à des attitudes qui n’ont pas leur place dans les familles Deshaiesiennes.
EBD doit donc jouer tout son rôle de « lien », de relais avec la population. Relancer le dialogue et construire jour après jour des nouveaux liens avec les Deshaiesiens et les Deshaiesiennes, sur le plan de l’information générale, sur le plan de l’information de l’action communale, sur le plan de l’actualité communale (Budget, augmentation impôts, gestion par compétences région département CCNBT, commune….)
Nos supports de communication sont toujours d’actualité, (programme 2008 -2014). Je dirai même plus ,ils doivent être notre boussole.
Si vous avez besoin de vous faire établir des fiches pour informer sur un thème qui vous préoccupe n’hésitez pas à contacter l’élu responsable du secteur.
L’utilisation du porte à porte et des réunions de quartiers en dehors des périodes électorales doit rester dans nos habitudes. Il nous faut garder le contact avec la population. D’une part pour retisser les liens et d’autre part pour être en posture de proposition au lieu d’être dans l’inconfortable posture de réaction et d’explication suite à aux « skurd » lancés par l’opposition…
Mes chers amis,le début de l’année fut difficile pour tous les Guadeloupéens dans leur grande majorité.
La Guadeloupe a su se montrer digne dans le conflit qui a duré plus de trois mois.
Nous avons tenté d’apporter des éléments d’information à la population quand nous avons vu que la mobilisation était persistante et justifiée….
Les mouvements de grèves qui ont émaillé notre quotidien dès le 20 janvier dernier, ont été révélateurs d’une profonde crise ayant nature à la fois sociale, sociétale, et économique. Certains considèrent d’ailleurs ces évènements comme étant l’expression d’une crise identitaire.
D’une part, c’est autour de la thématique d’un pouvoir d’achat en baisse, et surtout de la « Profitation » que s’est cristallisé le mécontentement des Guadeloupéens vis-à-vis d’une part des pouvoirs publics et d’autre part de la grande distribution. Ainsi ont ressurgi les particularismes historiques, sociologiques et économiques de cet archipel !
Par sa durée et par son intensité, ce conflit atteste de l’émergence d’une conscience collective portée par une société civile qui a marginalisé les acteurs du monde politique, en assimilant certains à de simples spectateurs.
Par ailleurs, le mépris et le silence assourdissant de l’Etat face aux revendications du collectif « Liyannaj kont pwòfitasyon », a contribué en outre à renforcer la cohésion d’une lame « sociétale » de fond qui nous conduit à poser la question du développement économique et sociale de la Guadeloupe en particulier et des départements d’outre mer en général.
La Guadeloupe change, dans ses modalités de dialogue social. Ces modalités qui semblent hermétiques au pouvoir central situé à Paris, les a surpris tant que la mobilisation fut retentissante. L’État a donc décidé de répondre à cette crise, par la mise en place d’« Etats généraux pour l’Outre-mer ».
Je n’ai pas pour habitude, de faire la poule ou l’autruche pour faire celle qui ne veut pas voir.
J’ai décidé de relever le défi que nous lance l’ETAT qui semble vouloir nous confondre, face à notre manque de prise de responsabilité et nos contradictions trop bien connues.
Je veux utiliser tous les moyens mis à notre disposition pour voir émerger une nouvelle Guadeloupe.
Certes, la confusion règne comme en en 2003… il ne s’agit pourtant pas seulement d’une crise identitaire, ni d’un processus enclenché vers une inéluctable indépendance. Les prises de positions et les revirements des élus et de partis sont responsables de cette cacophonie qui plonge l’opinion dans la suspicion et la méfiance….
Chacun veut agir pour tirer à lui la couverture… C’est que ils n’ont toujours rien compris de ce que la Guadeloupe attend de ses élus suite au mouvement du LKP. …
C’est pour cela que Je veux être le témoin et acteur de l’histoire de la Guadeloupe pour les Guadeloupeéns.
Je veux savoir, et en même temps, je veux participer à l’écriture de l’histoire de mon pays ;
Parce que si je leur laisse toute latitude, alors ils écriront Mon histoire à Ma place et ils m’imposeront le point de vue depuis Paris, en me disant on a proposé et vous avez eu peur.
À l’heure de États Généraux, certains élus et responsables guadeloupéens savent qu’ils seront attendus à l’issu de ces états généraux et les cancans ne manqueront pas et ne manquent déjà pas.
Je tiens tout de même à vous rassurer car je garderai et partagerai avec vous, tous les travaux de mon atelier : « l’égalité des chances, la promotion de la diversité et l’insertion des jeunes ». Je les publierai et, si toutefois il devait sortir d’autres conclusions que celles que je vous aurai communiqué … nous saurons comment les utiliser.
Et encore si par impossible ces États généraux s’avéraient à être en finalité qu’une grande messe, alors j’aurai établi les bases d’une réflexion purement guadeloupéenne, que je tâcherai de traduire « autant que faire se peut » en engagement législatif.
Aussi, mes chers amis, les dates des élections européennes et la répartition des sièges entre les circonscriptions ont été dévoilées dans le cadre d’une communication présentée en Conseil des ministres le 28 janvier par Michèle Alliot-Marie.
Ainsi, pour désigner les élus français appelés à siéger au sein du Parlement européen, les électeurs de Polynésie française, de Saint-Pierre-et-Miquelon, de Saint-Martin, de Saint-Barthélemy et des départements des Antilles et de la Guyane sont appelés aux urnes le samedi 6 juin 2009.
Pour le reste du territoire national, les élections se dérouleront le 7 juin.
La répartition des 72 sièges est attribués aux parlementaires français, établie en fonction des recensements de l’Insee, dont 3 parlementaires seront désignés au sein de la circonscription Outre-Mer, qui regroupe Saint-Pierre-et-Miquelon, Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion, Mayotte, Nouvelle-Calédonie, Polynésie française et Wallis-et-Futuna.
"Le décret de convocation des électeurs ainsi que celui fixant le nombre de sièges à pourvoir et le nombre de candidats par circonscription électorale en fonction des derniers chiffres du recensement seront publiés, au plus tard le 1er mai prochain.
Quel candidat allons nous soutenir à EBD , en l’absence de stratégie claire du GUSR ?
J’ai ma petite idée et vous savez tous que je soutiens toujours un homme ou une femme et un programme.
Je poursuis ma réflexion et je reviendrai vers vous très rapidement pour vous faire part de mon choix, mais cependant, je voudrais savoir quelle est votre posture pour cette échéance électorale pour une instance si éloignée mais qui influe tellement sur notre quotidien….
Et pour finir mes chers amis, je vous invite à ouvrir notre cercle au plus grand nombre.
Je souhaiterais voir augmenter le nombre de nos adhérents, mais c’est au président que revient la mission d’impulser la politique de développement de notre association.
Je vous assure pour ma part de vouloir toujours m’investir pour Deshaies en priorité et pour la Gaudeloupe, même si certains préfèreraient me voir baisser les bras.
Mais vous connaissez tous mon refrain : « Je suis une Guadeloupéenne authentique, et une Guadeloupéenne ne baisse jamais les bras… »
Je vous remercie de m’avoir écouté.
23 avril 2009
L'ECOLE MORNE-ZIZI DE CADET SAINTE-ROSE SELECTIONNEE POUR REPRESENTER LA GUADELOUPE AU PARLEMENT DES ENFANTS
Le 13 juin prochain, ce sont les élèves de la classe de CM2 B de l’école du Morne Zizi de Cadet Sainte-Rose qui représenteront la Guadeloupe à l’occasion du Parlement des Enfants.
Déjà l’an passé, l’école Morne ZIZI avait déjà fait parler d’elle en étant lauréate de la sélection pour le Parlement des enfants. Cette année, ces jeunes citoyens en herbe ont reconduit leur exploit en faisant encore mieux.
En effet, les élèves de CM2 de cette école se singularisent grâce à la pertinence du projet de loi qu’ils ont présenté visant à créer une semaine contre la discrimination et un Conseil Supérieur contre la discrimination. Leur projet a été pré-sélectionné pour être étudié en commission des lois de l’Assemblée Nationale.
C’est dans le but de défendre ce projet que le Député Junior NAAL NARAYANAN et sa suppléante Cindy FREDÉRIC ont reçu le jeudi 23 Avril Madame Jeanny MARC-MATHIASIN Député de la Troisième Circonscription au sein de leur établissement.
Très attachée à l’accès à la connaissance mais aussi à l’enseignement de la citoyenneté, Madame LE DÉPUTÉ se prête très largement au jeu, espérant ainsi, voir émerger dès le plus jeune âge le sens civique qui caractérise les grands hommes.
08 avril 2009
QUESTION D'ACTUALITE DE MAMDAME JEANNY MARC SUR L'UNIVERSITE DES ANTILLES ET DE LA GUYANE
Ma question s'adresse à Mme Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, et à M. Yves Jégo, secrétaire d'État chargé de l'outre-mer.
Malgré toutes vos preuves d'amour, madame la ministre, depuis de nombreux mois, des étudiants, enseignants et lycéens protestent contre la réforme des universités et les décrets qui mettent en péril l’année lycéenne et universitaire de nombre d’entre eux. L’égalité des chances,aujourd’hui mise à mal, mais aussi et surtout le droit et la liberté d'enseignement, principes fondamentaux des lois de la République, constituent leurs principales revendications. Ma question est donc fondée sur le principe d'égalité.
Comme vous vous en doutez, malgré l'éloignement, les outre-mer sont aussi concernés par cette réforme. L'université des Antilles et de la Guyane s'étend sur deux îles, la Guadeloupe et la Martinique, distantes de 200 kilomètres, et sur la Guyane, éloignée de 1 500 kilomètres des deux autres entités. Cet éclatement géographique est accentué par la distance considérable qui sépare l'université des Antilles et de la Guyane des autorités et autres universités de l'hexagone.
Les différentes propositions de votre réforme inscrite dans la loi sur l'autonomie et la responsabilité des universités nous inquiètent. Il est prévu notamment que les universités autonomes soient subventionnées par des organismes privés. Si cette mesure est certainement nourrie de bonnes intentions, je souhaiterais savoir dans quelle mesure le Gouvernement pourra, connaissant la faiblesse de nos économies outre-mer, inciter les investissements des entreprises dans nos universités, sachant qu'aucune mesure n'est prévue en ce sens dans la LODEOM que nous examinons en ce moment.
Le Gouvernement est-il prêt à encourager, au travers de cette réforme des universités, la possibilité d'une nouvelle coopération interrégionale entre l'UAG et l'ensemble des entreprises présentes dans le bassin caraïbéen ?


