Après plusieurs tentatives de réformes de l'Education avortées, après l'annonce de suppressions de milliers d'emplois dans la fonction publique, et face au constat de forte dégradation du climat dans les établissements scolaires, j'ai interpellé le Ministre de l'Education Nationale afin de lui demander de prendre en compte les réalités du monde enseignant avant toute autre hérésie gouvernementale.

L'opinion publique espère une fois pour toutes, que les vraies problématiques soient évoquées au travers de toutes les tentatives de réformes afin de mieux  appréhender les défis de l'enseignement et ainsi minimiser le risque d'échec scolaire.

Face aux multiples enjeux en matière d'enseignement et de réussite scolaire, je ne pouvais assister immobile, un Gouvernement arc-bouté sur ses positions et pointant du doigt un corps enseignant qui exerce un métier de passion. Je suis donc intervenue à la tribune de l'Assemblée Nationale pour proposer une solution plus largement consensuelle : le lancement de « Grenelles de l'enseignement ».

Cette large concertation qui a fait la preuve de toute l'étendue de son efficacité lors de grandes décisions qui ont contribué à changer la face de notre société, devrait en principe permettre à tous les acteurs du monde enseignant : de l'école primaire au lycée voire à l'université, de faire un diagnostic précis, de fixer les objectifs, de définir, les moyens qui feront émerger une Ecole de la république mieux adaptée aux réalités et plus ambitieuse pour l'avenir.

L'idée de proposer le GRENELLE DE L'ENSEIGNEMENT m'a semblé être la meilleure solution pour sortir l'école de cet impasse.