Messieurs les Présidents du Conseil Régional, et du Conseil Général

Mesdames et Messieurs les Conseillers régionaux, et Généraux

Mesdames et messieurs les Elus,

Mesdames, Mesdemoiselles, et Messieurs,

Aujourd’hui s’ouvre le Congrès des élus départementaux et régionaux de la Guadeloupe sur une thématique d’importance pour chaque Guadeloupéenne et chaque Guadeloupéen.

Aussi, je ne peux débuter mon propos sans saluer l’initiative heureuse du Président Jacques Gillot qui, avec courage, objectivité, et pragmatisme, propose aux Guadeloupéens d’écrire, enfin, un véritable projet. Un projet pour une Guadeloupe plus juste plus solidaire, mieux armée pour affronter l’avenir.

Nous devons donc prendre nos responsabilités et faire face à nos vieux démons de la division, de la suspicion et de l’hégémonisme pour envisager sereinement cette nouvelle Guadeloupe que chacun appelle de ses vœux depuis trop longtemps.

Oser envisager un avenir qui nous corresponde est un véritable challenge et un signe fort de la maturité de nos concitoyens. 

Qui d’autre que nous mêmes seraient les mieux placés pour savoir sentir et ressentir les attentes de nos populations. Qui d’autres que nous mêmes seraient mieux placés pour comprendre et porter l’espérance d’un pays en devenir ?

La crise qui secoue le monde entier, ne nous épargne pas.  Nombre de systèmes sont devenus obsolètes, car incapables d’apporter une réponse aux problèmes auxquels sont confrontées les populations.

Les Etats-Unis d’Amériques, considérés comme la première puissance économique au monde, ont un genou à terre.

Les économies sont au plus mal, les faillites se multiplient, le chômage augmente de manière vertigineuse, les phénomènes jusque là marginaux prolifèrent faute de réponses adaptées. Même les plus optimistes sont envahis d’une douce déprime 

Toutes les carences non résolues sont désormais sources de conflits car elles se rajoutent à des situations difficiles, voir insoutenables.

Les revendications portées par le LKP sont venues renforcer cet état de fait. En effet, les mouvements de grèves qui ont émaillés notre quotidien dès le 20 janvier dernier, ont été révélateurs d’une profonde crise trouvant sa source dans une conjugaison détonante de facteurs à la fois sociaux, sociétaux, et économiques. D’ailleurs, pour certains, ces évènements sont perçus comme étant l’expression d’une crise identitaire.

Mais c’est surtout autour de la thématique d’un pouvoir d’achat en baisse, que s’est cristallisé le mécontentement des Guadeloupéens vis-à-vis des pouvoirs publics et certains acteurs du monde économique.  Ainsi, ont ressurgi les particularismes historiques, sociologiques et économiques de notre archipel. Pour ma part, j’ai retenu que la plate-forme de revendications du LKP dénonçait surtout la très grande souffrance des familles guadeloupéennes face à un Etat qui est resté muet, trop longtemps muet dans un silence assourdissant.

J’ai retenu également que nos réponses de politiques étaient bien en deçà des attentes de notre population. Je reste persuadée que ce Congrès doit permettre également de poser les bases d’une profonde réflexion, sans tabous, sur notre manière, nous élus, d’agir dans l’intérêt supérieur de notre Guadeloupe et, plus particulièrement, de contribuer au mieux-être de des guadeloupéens.

Je ne suis que trop consciente, que notre avenir d’homme libre doit se construire au quotidien, sans relâche avec le concours de tous et de chacun de nous.

C’est fort de cette conviction que j’ai adhéré aux Etats Généraux  de l’Outre-mer dans lesquels, je préside notamment, un atelier sur la thématique : « l’égalité des chances, la promotion de la diversité et l’insertion des jeunes » pour ne rater aucun rendez-vous historique qui vise à nous rendre plus responsable donc plus solidaire encore.  Les Etats-Généraux voulus par le Président auront pour finalité d’apporter des réponses aux carences constatées dans la conduite des politiques publiques. Ces Etats-Généraux apporteront des réponses à moyen-terme qui permettront sans nul doute de servir de préambule à la construction du projet guadeloupéen.

Je ne veux surtout pas que l’on écrive Mon histoire, celle de la Guadeloupe, à Ma place et qu’on m’impose un point de vue qui ne corresponde pas à ma vision de cette Guadeloupe harmonieuse, fière, solidaire. Cette Guadeloupe qui gagne !

D’ailleurs, ma participation à ce Congrès s’inscrit dans cette démarche constructive dans laquelle je m’inscris pour la Guadeloupe.   

Nous devons tous poursuivre cet objectif partagé d’additionner toutes les énergies d’où qu’elles viennent dans l’intérêt supérieur de la Guadeloupe.

J’ambitionne de voir les Guadeloupéens se mettre ensemble quelque soit leur niveau de compétence, toutes compétences confondues, pour construire notre chère Guadeloupe.

De toute évidence, le Congrès des élus départementaux et régionaux, qui s’est ouvert sur le thème du choix de la méthode pour la construction du projet de société pour la Guadeloupe fera naitre de nombreuses interrogations, susciter le débat et voir même entraîner des prises de position.

Je lance un appel solennel à la conscience de tous et de chacun pour œuvrer dans une seule direction quelques soit l’espace qu’il aura choisi pour porter sa contribution à la conduite de ce chantier. Nous devons également prendre garde à ce que les échéances électorales à venir ne nous éloignent pas de l’objectif pour lequel nous sommes amenés à débattre ce jour.

Il est aujourd’hui primordial, que nous définissions la méthode qui permettra au plus grand nombre de guadeloupéens de débattre puis d’adhérer au grand projet de société que nous appelons tous de nos vœux.

Je vous invite donc tous à travailler ensemble mains dans la main car les guadeloupéens qui nous font confiance,  nous regardent et l’avenir nous attend.

Merci de m’avoir écouté !

J'ai choisi de participer aux Etats-Généraux car je ne veux rater aucune occasion d'être le témoin de l'histoire de la Guadeloupe, je veux participer à l'écriture de l'histoire de mon pays.