FETE PATRONALE DE PETIT-BOURG

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Dimanche 15 août 2009

Monsieur le Maire et son conseil municipal,

Monsieur le sénateur président du conseil général,

Monsieur le président du conseil régional,

Mmes Mrs les maires ou leur représentant,

Mesdames, Messieurs les conseillers régionaux et généraux,

Messieurs les anciens combattants,

Mesdames et Messieurs les représentants des anciens combattants,

Monsieur le Président d’honneur du GUSR, cher Dominique Larifla,

Mesdames, Messieurs les présidents et membres d’associations,

Miss Petit bourg et ses dauphines,

Madame Losbar, chère amie,

Population de Petit-Bourg, Mesdames, Messieurs,

Permettez que je remercie Monsieur le Maire et son Conseil Municipal de m’avoir invité à célébrer avec vous votre fête patronale.

Pour la seconde année, il m’est particulièrement agréable de partager ces instants d’intense convivialité et de grande fraternité avec toi Monsieur le Maire, cher ami, avec ton Conseil Municipal, avec ton personnel communal, avec la vaillante population de Petit-Bourg et avec tous tes convives.

Permettez également que je félicite Monsieur le Maire, son conseil municipal, le comité des fêtes pour le choix du thème de cette année, « Petit-Bourg, Carrefour des cultures, de sports et de talents ».

A mon humble avis, la richesse collective d’un territoire ne peut-être mesurée qu’au travers des résultats produits par la combinaison de la pluralité des talents des femmes et des hommes qui donnent sa singulière composition à ce territoire. Il me plaît de dire également que le talent n’éclot pas ex-nihilo, il se cultive, il obéit à une discipline.

Je ne me tromperai pas en disant, chère population de Petit-Bourg, que si votre commune regorge d’autant de talents, c’est que vos représentants politiques, sportifs et culturels ont su en faire un terroir fertile favorisant leur éclosion. Ils ont su en faire un terrain fertile permettant l’expression de nos meilleurs artistes et meilleurs sportifs.

Autrement, comment expliquer les excellentes performances enregistrées par les équipes de jeunes escrimeurs, les équipes de jeunes et seniors de football avec l’Evolucas, ou encore dans des disciplines telles que la voile ou plus récemment, en cyclisme…

D’ailleurs, je voudrais rendre un vibrant hommage à notre Petite-bourgeoise, à une Guadeloupéenne à la renommée internationale, je veux citer Laura FLESSEL. Grâce à son immense talent, à son génie, Petit-Bourg est devenue une référence en matière d’escrime tant au niveau national que dans notre environnement caribéen. 

Ou encore, comment expliquer la floraison des productions de vos artistes-peintres, poètes, troupes de théâtre, slammeurs (Silencieux), écrivains, chanteurs, collectionneurs...

Il me paraît également important de souligner et de vous féliciter à cet égard, population de Petit-Bourg, pour l’important travail réalisé dans la mise en valeur de notre patrimoine commun et par la-même, de notre identité guadeloupéenne – avec le Marché Péyi Ti-Bou, l’installation d’une stèle commémorative… - .

En vous parlant justement de notre patrimoine commun et de notre identité guadeloupéenne, un sentiment particulier m’anime aujourd’hui. L’espoir suscité par les récents évènements de ce début d’année de voir émerger une Guadeloupe plus solidaire et campée sur ses valeurs contraste anormalement, voire paradoxalement, avec certaines actualités en Guadeloupe aujourd’hui. 

Par ailleurs, je voudrais lancer un message à tous les adeptes de sports, aux jeunes pratiquants et ainsi qu’aux moins jeunes. Je voudrais leur rappeler qu’il faut, en toutes circonstances, toujours porter très hautes les valeurs essentielles véhiculées par la pratique du sport.

En effet, le sport revêt une dimension universelle qui contribue de manière essentielle à l’éducation de tous, au respect, au dépassement de soi, à la fraternité et donc à la volonté de vivre ensemble. Il peut être source d’émotions et de plaisirs intenses, il peut également être un facteur d’équilibre personnel, de détente, de bien-être, de même qu’il peut-être un vecteur important d’intégration sociale, en somme, le sport est une école de la vie.

Il me paraissait important de devoir rappeler les valeurs véhiculées par le sport car dans la période incertaine que nous vivons actuellement :

  • sur le plan économique :

    une fragilité accrue des entreprises ;
    une recrudescence des licenciements économiques ;
    les menaces très fortes qui pèsent sur l’avenir de la canne à sucre et particulièrement à Marie-Galante ;

  • sur le plan de la sécurité routière :

    trop de victimes et de vies perdues en particulier chez les jeunes dans l'indifférence la plus totale ;

  • sur le plan de la violence :

    une explosion des actes de violence qui risquent de mettre en péril les manifestations publiques et gratuites ;
  • sur un plan purement politique :

    trop d’injustices dans les attributions des aides et subventions ;
    trop d’apathie dans la gestion des dossiers stratégiques pour le développement de nos territoires ;
    trop de favoritisme dans l’accès à l’emploi ;
    en somme, trop d’ostracisme et un manque cruel de vision globale dans la conduite des affaires de ce pays !!!

Nous devons plus que jamais être solidaires les uns avec les autres. Nous devons plus que jamais améliorer nos rapports humains avec l’autre. Nous devons plus que jamais nous serrer les coudes. Nous devons plus que jamais nous respecter et respecter nos vis-à-vis. Nous devons plus que jamais jouer collectifs, nous devons plus que jamais décupler nos efforts.

Et l’on pourrait encore continuer car la « Guadeloupe Terre de sports, Terre de champions » doit exceller pour que cette belle maxime ne soit pas qu’un slogan, qu’une promesse, qu’une incantation.

Permettez encore Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, que j’insiste sur cette valeur fondamentale qu’est la SOLIDARITE pour notre société guadeloupéenne car lors de mes rencontres avec la population au cours de la phase de consultation publique des Etats-Généraux, les contributeurs ou autres participants ont essentiellement exprimé leur souhait de voir s’inscrire nos rapports sociaux dans une nouvelle perspective plus solidaire.

De nouveaux rapports sociaux qui doivent permettre de faire enfin émerger une société guadeloupéenne plus respectueuse des valeurs, plus responsable, plus conquérante…

Pour ma part, je crois fermement à nos chances de réussite dans cette vaste ambition de voir s’imposer cette nouvelle Guadeloupe. Une nouvelle Guadeloupe épurée de toutes les frustrations héritées de son histoire, une nouvelle Guadeloupe fière, une nouvelle Guadeloupe audacieuse, une nouvelle Guadeloupe qui gagne, une nouvelle Guadeloupe qui puisse garantir à chaque individu une véritable égalité de chances de pouvoir s’y épanouir.

D’ailleurs, c’est cet idéal de vie en société qui conduit le sens de mon action politique.

Je me répète peut-être mais je veux encore et toujours le rappeler, que dis-je, le marteler, mon engagement en politique, cet engagement vrai, cet engagement total, celui qui nous oblige à nous fixer des lignes de conduite auxquelles nous ne pouvons déroger, sinon à ne pas pouvoir plonger notre regard dans celui de nos enfants et de nos petits-enfants qui nous interrogeront sur ce que nous aurons fait pour que la Guadeloupe change.Ils nous interrogerons sur ce que nous aurons fait pour que la Guadeloupe évolue dans un environnement plus juste, plus harmonieux, plus prospère et plus solidaire. Une Guadeloupe pour nous certes, mais une Guadeloupe pour eux également.

J’y crois fermement car les mutations socioculturelles qui ont parfois aliéné la société Guadeloupéenne ne sont pas irrémissibles. 

L’engouement populaire suscité par les initiatives locales en matière de valorisation de notre patrimoine culturel et identitaire constitue déjà en soi quelques signes encourageants. Mais il faut aller plus loin !

Nous devrons œuvrer tous ensemble pour que l’école et la famille redeviennent le berceau de l’épanouissement et du développement des générations futures. Avant d’interpeller l’Etat et les pouvoirs publics, nous devons impérativement nous parents, nous familles, nous citoyens, nous Guadeloupéens, nous prendre en main réellement, aborder avec sincérité et courage les problèmes auxquels nous sommes confrontés et ensuite décider d’agir.

Après seulement, nous devrons unir toutes nos forces – de quelque bord qu’elles viennent – pour solliciter des autorités publiques compétentes, de véritables politiques volontaristes pour réellement répondre aux besoins de notre société en matière :

  • de formation et d’insertion de nos jeunes ;

  • de lutte contre le chômage et de développement de l’emploi ;

  • de santé ;

  • de logement ;

  • de transports ;

  • de développement économique endogène ;

  • d’accès à la culture, à l’information et aux disciplines sportives ;

  • de préservation et de valorisation de notre environnement ;

A quoi servirait-il alors de solliciter de nouveau vos suffrages pour plus de pouvoir alors que le socle de notre pacte social s’effrite inexorablement ?

En ma qualité de parlementaire, je continuerai à m’inscrire dans une posture d’opposition constructive et intelligente. D’ailleurs, j’ai constaté que ma posture a fait des émules ces derniers temps. L’élève a même dépassé le maître !

Pour ma part, je continuerai à conduire mon action parlementaire pour faire remonter le plus justement possible aux autorités publiques les aspirations légitimes que nous appelons tous de nos vœux pour un mieux vivre ensemble en Guadeloupe.

Je ne voudrais pas être encore plus longue mais je ne pourrai terminer mon propos sans ajouter, que j’ai entendu, chère population de Petit-Bourg, chère population de la troisième circonscription de Guadeloupe, votre désir de me rencontrer plus régulièrement pour discuter de mon activité parlementaire notamment sur les actions que j’ai menée en faveur :

  • de la défense du pouvoir d’achat des familles guadeloupéennes ;

  • de l’accompagnement du réseau des TPE-PME locales ;

  • du soutien aux filières pêche et agriculture;

  • de l’école, de son organisation et de la sécurité de nos enfants ;

  • de l’amélioration des conditions de vie des personnes handicapées ;

  • du développement économique de notre territoire ;

  • de la protection de notre environnement ;

J’ai le plaisir de vous annoncer qu’à compter du quatrième trimestre, j’organiserai des rencontres mensuelles en communes (soit sous forme de permanence ou de rencontre publique) afin de pouvoir mieux répondre à vos attentes tout en assurant efficacement mon rôle de Député à l’Assemblée Nationale.

Mes chers compatriotes, chère population de Petit-Bourg, pour terminer, je veux vous souhaiter une très bonne fête, je veux vous dire  combien il m’est agréable d’entretenir avec vous cet esprit de partage.

Bonne fête à tous dans la joie, la convivialité, la sobriété ! Surtout que la Guadeloupe a besoin de tous ses enfants debout et déterminés pour elle.

Vive Petit-Bourg !

Vive la Guadeloupe !

Jeanny MARC
Député Maire de DESHAIES