Hier soir, le Gouvernement a été pris en flagrant délit, la main dans la poche des domiens pour financer la SARA et par extension la Société TOTAL.

En effet, le projet de loi de finances rectificatif 2009 est à l'examen en ce moment même à l'Assemblée Nationale. A ma grande stupéfaction, je m'aperçois qu'un amendement du gouvernement voulait subtiliser «  en douce » une coquette somme de 50 millions d'euros du budget de l'Outre-mer en faveur de la SARA.

Cela confirme que les décisions arrêtées au mois d'août et développées au mois de septembre avaient été prises avec une extrême légèreté, puisque l'État s'affole en cherchant désespérément des financements allant même jusqu'à se faire rejeter son propre amendement par sa majorité hier soir sous l'insistance de l'ensemble des élus tous bords confondus.

Après avoir amputé le budget de l'Outre-Mer de 44 millions d 'euros en compensation de la baisse des prix du carburant, le même collectif budgétaire tente de nous soutirer encore 50 millions d'euros au profit des mêmes bénéficiaires, c'est à dire les compagnies pétrolières. L'État réalise ainsi, un « hold up » de 94 millions d'euros sur le dos des ultramarins.

Assisterons-nous impuissants à cette injustice ? Alors que le Gouvernement a « diligenté » pas moins de trois missions pour faire le point sur l'opacité de la formation des prix du carburant, sans qu'aucune mesure concrète ne vienne encourager les efforts consentis pas nos populations face aux augmentations incomprises et peut être injustes du prix de l'essence pratiqué dans nos départements.

« Il paraît qu'un des rapports d'une des missions parlementaires préconiserait que les entreprises pétrolières pourraient modifier leurs marges maximales de gros et détails... »

Tout comme Soeur Anne nous attendons... Mais nous ne voyons rien venir.... sauf une augmentation de 06 cts d'euros au mois d'août, des prévisions d'augmentation en perspective sans un minimum d'information.

Tous les ingrédients sont ainsi réunis pour détériorer davantage le climat de tension qui règne dans nos départements lesquels connaissent une paix sociale encore bien fragile après la crise du début d'année.

J'invite donc le Gouvernement à explorer d'autres pistes de financements pour payer ses dettes car toutes les solutions sont envisageables pour ne pas « plomber » davantage nos économies en très grande difficulté.

L'Outre-mer restera très veillative.