Le verdict est tombé, à plus de 75% les populations de la Martinique et de la Guyane ont réaffirmé leur volonté de ne pas changer de cadre statutaire. 

Ce cinglant désaveu des populations affiche clairement la profonde rupture qui s’est fait jour entre les élus et leurs électorats respectifs lors de la crise sociale de l’an passé.

En effet, le refus d’opter pour un changement de régime statutaire est révélateur d’un décalage et du manque de confiance qu’une partie des ultramarins ont déjà indiqué à travers les urnes dès 2003.

Je profite de cette occasion pour réaffirmer la volonté collective de ma nouvelle équipe et moi, qui souhaitons proposer aux populations une autre voie de concertation, une méthode novatrice qui prendra en compte leurs attentes et leurs revendications.

L’issu du scrutin démontre que ce n’est pas un changement statutaire ni un changement institutionnel qui impulsera une dynamique économique. Il nous  appartient en tant qu’élus responsables, qui voulons travailler à la construction des économies ultramarines, d’établir une autre forme de contrat moral en confiance et en transparence entre les hommes et les femmes desquels nous sollicitons mandat.

Le vœu  du peuple qui s’est  exprimé démocratiquement est sans appel.

La dignité du peuple ne doit pas être bafouée, parce qu’elle ne correspond pas aux desseins pour lui formulés, même si ces desseins partent de la volonté d’offrir de nouvelles perspectives aux populations en devenir.

Il est temps que la classe politique se remette en question et poursuive son introspection  sur les espoirs qu’elle a suscités de la responsabilité, du respect et de l’honnêteté intellectuelle….

Les élections régionales constituent une formidable opportunité pour changer les méthodes et parler un langage de vérité avec les populations.

Le pacte républicain que ma liste proposera sera justement basé sur la confiance réciproque, sur le socle de l’effort collectif qui impliquera toutes celles et tous ceux qui veulent que la Guadeloupe avance autrement.