J’ai interpellé le ministre de l’agriculture à propos des difficultés que rencontre l’agriculture française dans sa globalité : "il faut des mesures urgentes et des solutions adéquates face à la crise qui frappe sans distinction de lieu ni de profession".

Hier, la visite du chef de l’État sur une exploitation agricole dans l’Essonne n’a pas été une réponse, surtout quand cette « escapade » se solde par la déception des agriculteurs qui réclament l'annulation du redéploiement d'une partie des aides européennes soit (1 milliard d'euros) dont ils pouvaient auparavant bénéficier en tant que céréaliers au profit des éleveurs et des agriculteurs de montagne.

La Guadeloupe n’est pas épargnée par la crise aggravée par les aléas climatiques qui ont durement endommagé nos principaux produits d’exportation. En effet, les cendres rejetées sur la Guadeloupe lors de l'éruption du volcan de Montserrat le 11 février 2010 et la sécheresse qui sévit actuellement sont les causes directes de cette catastrophe.

La production melonnière accuse une perte qui s’évalue à 980 000 euros pour l’instant, la banane affiche à son tour une perte de 15 millions d'euros sans compter les dégâts collatéraux dûs à l’absence de nos produits sur le marché européen. Les autres activités agricoles connaissent les mêmes avatars, le chiffrage des pertes pour ces petites exploitations promet d’être désastreux.

Face à ce constat calamiteux, j’ai donc donné l’alerte au Gouvernement. J’ai demandé avec insistance que l’état de calamité agricole pour la Guadeloupe soit déclaré sans délai.

J’ai rappelé à Monsieur le Ministre que la conjoncture actuelle dans nos départements ne pourra supporter un désastre aussi conséquent sans mettre en péril notre fragile équilibre économique.