Je me félicite de l’arrêté préfectoral du 16 avril 2010, publié vendredi 23 dernier,confirmant le caractère de calamité agricole en faveur des productions de banane, de melon, de miel et de fleurs sur l’ensemble du département, au titre des dégâts occasionnés par les cendres issues de l’éruption du volcan de la Soufrière de Montserrat le 12 février 2010.

Cet arrêté intervient suite à la question que j’avais posée le 7 avril au Ministre de l’Alimentation, de l'Agriculture, et de la Pêche lors de la session des questions d’actualité à l’Assemblée nationale, devant l’immobilisme de l’État face à la détresse de tout un secteur menacé de péril.

Je me réjouis que les professionnels de ce secteur majeur de notre économie, puissent compter sur le fonds de secours pour l’indemnisation des préjudices et dommages causés dans ce cas d’espèce, pour relancer sans plus tarder leurs activités.

Cependant, je déplore que cet arrêté ne concerne qu’une partie de la production agricole de notre département, surtout que la filière canne-sucre-rhum ainsi que l’élevage se trouveront forcément affectés des atteintes liées à ce phénomène climatique. J’invite donc Monsieur le Préfet à étendre le dispositif de calamité agricole à l’ensemble des secteurs de l’activité agricole. Une démarche globale serait en effet, mieux adaptée à la réalité de l'agriculture guadeloupéenne.

Les aléas climatiques qui frappent régulièrement l’outre-mer n’épargnent pas l’hexagone et le reste du monde. On a pu le constater avec l’éruption du volcan islandais Eyjafjoll qui coûtera 200 millions d’euros aux seuls transporteurs aériens et voyagistes en France, a déclaré Monsieur Hervé Novelli, le secrétaire d’Etat au Tourisme.

J’attire une fois de plus l’attention du gouvernement sur l’appréciation des problèmes qui se posent en Outre-mer, je reste convaincue que nous demeurons un vrai laboratoire, et que l’expérience vaut l’anticipation.

En conséquence, pour ces risques majeurs qui rythment de plus en plus fréquemment nos réalités ; il me paraît important qu’un traitement équitable de ces problématiques sur l’ensemble du territoire national soit mis en application sans autre considération.