RSA


En réponse à une question d'actualité posée ce jour, le Ministre de la Jeunesse et des Solidarités a confirmé que  le RSA serait applicable en Outre-mer dès le 1er janvier 2011. Le conseil des ministres de mercredi 2 juin devrait examiner une ordonnance en ce sens.

Rappelons-nous que pendant une année, l'Outre-mer a été exclu du dispositif, sans justification sérieuse. Je souligne que  le RSTA mis en place suite à la mobilisation sociale de 2009,  ne peut être confondu avec le RSA, car ils concernent, chacun des publics différents.

Le gouvernement, veut-il, par cette mesure, s'acheminer vers une égalité sociale entre les différentes populations françaises, dans son approche de la pauvreté ?  Enfin, nous attendons confirmation...

Bien que  de nombreuses zones d'ombres  subsistent, il convient de se réjouir pour les nombreuses familles ultramarines qui ont du mal à joindre les deux bouts, en cette période de crise à laquelle se rajoutent des difficultés économiques dans nos départements. 

Je serai très  vigilante quant aux modalités d'application de ce dispositif qui arrive en Outre- mer avec une bonne année de retard.

Le RSA  connaît des ratés en Métropole,  car les modalités qui sont imposées ont fini par décourager les bénéficiaires potentiels. En effet, dans l'Hexagone, cette mesure « phare » qui devrait  lutter contre la pauvreté, s'apparente à un leurre supplémentaire. En mars 2010 1,114 million de foyers ont perçu le RSA socle, qui remplace le RMI. Seulement 614 000  bénéficiaires ont perçu le « RSA activité »  qui apporte un complément de revenus « aux travailleurs pauvres » alors que le gouvernement tablait sur 800 000 pour janvier 2010 ? Ce premier bilan contrasté  devrait être rendu public à la fin du mois, d'où mon inquiétude au regard des populations concernées en Outre-mer et singulièrement en Guadeloupe.

Dans un premier temps, je serai particulièrement attentive à ce que l'extension du RSA aux populations d'Outre-mer soit appliquée avec un effet rétroactif qui se justifie dans le processus de solidarité nationale. Il n'y a aucune raison qu'un rappel sur un an,  ne soit appliqué aux ayant droits. Je saisirai à ce propos les ministres en charge de ce dossier ainsi que les chefs de l' État et du Gouvernement.

Comme chacun le sait une « certaine opinion » nous a enfermés dans des « clichés » qui nous empêcheraient d'exiger l'égalité de traitement pour tous, quelque soit le lieu où nous nous trouvons sur le territoire national.

Les notions « ÉGALITÉ FRATERNITÉ », doivent  trouver toutes leurs pertinences au sein la République Française.