Aller a la minute 59


Si le projet de loi finances 2011 est voté en  l'état, c'est un coup de frein brutal et mortel que connaîtront nos entreprises locales et particulièrement celles qui développent la filière des énergies renouvelables, génératrice d'emplois. En effet, les conséquences immédiates de ces mesures se traduisent  par une perte de 340 millions d'euros pour la seule filière du photovoltaïque.


Le coup de rabot prévoit la diminution de la défiscalisation et induit un recul conséquent des investissements pour nos territoires qui seront alors en panne de réalisations de projets faute de financement.


Par ces pratiques, le Gouvernement s'engage dans une politique de déni des réalités de l'Outre-mer. Ni le taux élevé du chômage des jeunes (soit 55,28%), ni la destruction des 3000 emplois en 2009, ni la situation du logement social dans ces territoires ne sont pris en compte.


Avec la remise en cause de la LODEOM dont des décrets majeurs n'ont toujours pas été publiés,  le rabotage  de 10%  du  dispositif de défiscalisation, ce sont les potentialités d'un futur développement endogène qui  sont  réduits à néant.


Je m'élève donc  avec force pour dénoncer la mise  à mort de notre économie alors que l'on  nous parle  de responsabilité.


De plus, j'ai été saisie par l'ensemble du monde économique de nos départements, en concertation avec mes collègues parlementaires de l'intergroupe Outre-mer,  nous avons mis  en place un dispositif visant à  infléchir l'offensive fiscale que le Gouvernement compte appliquer en Outre-mer. 


Nous préconisons de faire parvenir une motion commune de  protestation au Président de la République.


C'est également dans ce sens que j'ai posé ma question au Gouvernement ce jour.