Le vote du budget constitue un acte politique majeur pour impulser une dynamique au niveau des territoires. Celui qui nous a été présenté, est orienté à la baisse et n'offre aucune perspective à nos populations. Un entassement de chiffres ne peut traduire une volonté politique.

J'ai interpellé Madame le Ministre chargé de l'Outre-mer dans le cadre de l'examen de la mission dont elle a la charge de l'exécution budgétaire, en lui dressant la situation économique et sociale des Outre-mers.

En plus des coupes sombres opérées dans tous les secteurs de l'économie ultramarine, je m'étonne que Madame le Ministre n'ait pas mesuré l'ampleur des difficultés constatées par les 5 ARMOS* de l'Outre-mer pour sortir des programmes de logements sociaux.

En outre, j'ai relevé une certaine inquiétude sur l'inflexibilité du Ministre chargé de l'Outre-mer face à la détresse des organisations socioprofessionnelles, peu rassurées sur l'instabilité des dispositifs successifs destinés à favoriser le développement économique endogène.

Par ailleurs, la mise en oeuvre tardive de certains décrets d'application importants de la LODEOM et les décisions du CIOM ne sont pas des réponses adaptées aux urgences sociales et économiques des Outre-mers.

De plus, tous les indicateurs sont au rouge (hausse du chômage, augmentation de la violence, fermeture des entreprises, pouvoir d'achat en berne...) mais le Gouvernement s'obstine dans une appréciation erronée des besoins de l'Outre-mer, aveuglé par des clichés obsolètes. Le document de politique transversale des crédits affectés par ministère, présenté pour l'examen, du texte est affligeant et stigmatisant pour l'outre-mer.

En conséquence, je n'ai pas voté ce budget, car je ne veux pas être complice de ces politiques « déstructurantes » pour nos territoires.

* A.R..M.O.S (Association Régionale des Maîtres d'Ouvrage Sociaux)