Dans le discours prononcé par le Président de la République ce dimanche 09 janvier à Petit Bourg, j'ai bien noté que ce dernier mettait les Guadeloupéens devant leurs responsabilités quant aux choix concourrant au devenir de leur territoire.

Je prends acte de l'annonce d'une réunion de travail à Paris le 14 février prochain entre le Président de la République et les élus.

Je constate que le Chef de l'État propose à l'Outre-mer une évolution de leurs institutions à la carte avec une méthodologie et des échéances précises.

La notion de responsabilité partagée et assumée ainsi que le droit à la différence sont affirmés au sein de la République Française. L'intégration de la Guadeloupe dans son environnement géographique et le développement des relations avec  la Caraïbe  ne seront plus des questions taboues.

Les tergiversations et les agitations stériles doivent être bannies pour traiter enfin les vrais problèmes de la Guadeloupe.

Par ailleurs, la question du développement endogène est à nouveau posée sauf que  les mesures prévues pour l'accompagner sont sans cesse remises en cause.

Je souhaite vivement que les éléments pour favoriser la reprise économique  soient traités avec les mêmes vigilance et diligence, compte-tenu de la dégradation du climat social, et économique de la Guadeloupe

J'ai noté que l'opération de charme menée ce week-end en Guadeloupe est en décalage profond avec notre triste réalité, car  la politique de casse économique et anti sociale conduite chez nous par le  gouvernement   se traduit par l'augmentation de la précarité, de la fracture sociale et de la violence.

J'espère que le voyage présidentiel en Outre-mer  et plus singulièrement  en Guadeloupe aura fait prendre conscience aux membres du gouvernement que l'Outre-mer est bien une chance pour la France et qu'elle  doit être traitée avec les égards qu'on lui doit.

Je tiens particulièrement à souligner que nos handicaps structurels, économiques, environnementaux et climatiques... ne sont pas des prétextes, mais bien des réalités auxquelles il faut apporter des réponses concrètes et pérennes.