17 juin 2009
JEANNY MARC SOMME LE GOUVERNEMENT DE LANCER UN VERITABLE GRENELLE DE L'ENSEIGNEMENT
Après plusieurs tentatives de réformes de l'Education avortées, après l'annonce de suppressions de milliers d'emplois dans la fonction publique, et face au constat de forte dégradation du climat dans les établissements scolaires, j'ai interpellé le Ministre de l'Education Nationale afin de lui demander de prendre en compte les réalités du monde enseignant avant toute autre hérésie gouvernementale.
L'opinion publique espère une fois pour toutes, que les vraies problématiques soient évoquées au travers de toutes les tentatives de réformes afin de mieux appréhender les défis de l'enseignement et ainsi minimiser le risque d'échec scolaire.
Face aux multiples enjeux en matière d'enseignement et de réussite scolaire, je ne pouvais assister immobile, un Gouvernement arc-bouté sur ses positions et pointant du doigt un corps enseignant qui exerce un métier de passion. Je suis donc intervenue à la tribune de l'Assemblée Nationale pour proposer une solution plus largement consensuelle : le lancement de « Grenelles de l'enseignement ».
Cette large concertation qui a fait la preuve de toute l'étendue de son efficacité lors de grandes décisions qui ont contribué à changer la face de notre société, devrait en principe permettre à tous les acteurs du monde enseignant : de l'école primaire au lycée voire à l'université, de faire un diagnostic précis, de fixer les objectifs, de définir, les moyens qui feront émerger une Ecole de la république mieux adaptée aux réalités et plus ambitieuse pour l'avenir.
L'idée de proposer le GRENELLE DE L'ENSEIGNEMENT m'a semblé être la meilleure solution pour sortir l'école de cet impasse.
QUESTION AU GOUVERNEMENT SUR LA REFORME DU LYCEE
Monsieur
le ministre de l'éducation nationale, votre dernière tentative de réforme des
lycées s'est soldée par une franche reculade face à la levée de boucliers des
enseignants déboussolés, des parents perdus, des élèves désorientés ; bref, de
l'opinion publique, qui, en ces temps de crise, attend que l'école ouvre une
fenêtre sur un autre avenir. L'école est la première garantie de l'égalité des
chances, la fondation même de notre société.
Monsieur le ministre, si vous
faites des réformes pour tenter de justifier la suppression des postes en vue de
réaliser des économies, vous n'y êtes pas. Ce matin encore, on annonçait la
suppression de 34 000 postes dans la fonction publique.
Vous ne semblez pas
prendre en compte tous les problèmes réels que pose l'enseignement de nos jours.
L'enseignement doit être considéré dans sa globalité, du primaire au lycée, pour
évoluer vers une France d'avenir.
Votre gouvernement a passé commande, à
dessein, d'une étude pour contourner la grogne populaire. Le rapport Descoings a
le mérite de faire des préconisations dont certaines peuvent paraître
judicieuses. Il envisage trois choix possibles : le statu quo, la
revalorisation et le rééquilibrage des filières ainsi qu'une vaste concertation
sur le lycée.
Si le diagnostic semble pragmatique pour les lycées, en
revanche, une réflexion globale et collective sur l'enseignement s'impose
maintenant. Il s'agit de définir les objectifs et les moyens, et d'afficher
clairement l'ambition que vous comptez donner à l'école de demain.
Compte
tenu des ces différents constats, seriez-vous prêt, monsieur ministre, à
organiser un véritable Grenelle de l'enseignement pour préparer la France de
l'excellence ? (Applaudissements sur les bancs du groupe
SRC.)


