10 décembre 2009
MAINS BASSES SUR LE BUDGET DE L'OUTRE-MER
Hier soir, le Gouvernement a été pris en flagrant délit, la main dans la poche des domiens pour financer la SARA et par extension la Société TOTAL.
En effet, le projet de loi de finances rectificatif 2009 est à l'examen en ce moment même à l'Assemblée Nationale. A ma grande stupéfaction, je m'aperçois qu'un amendement du gouvernement voulait subtiliser « en douce » une coquette somme de 50 millions d'euros du budget de l'Outre-mer en faveur de la SARA.
Cela confirme que les décisions arrêtées au mois d'août et développées au mois de septembre avaient été prises avec une extrême légèreté, puisque l'État s'affole en cherchant désespérément des financements allant même jusqu'à se faire rejeter son propre amendement par sa majorité hier soir sous l'insistance de l'ensemble des élus tous bords confondus.
Après avoir amputé le budget de l'Outre-Mer de 44 millions d 'euros en compensation de la baisse des prix du carburant, le même collectif budgétaire tente de nous soutirer encore 50 millions d'euros au profit des mêmes bénéficiaires, c'est à dire les compagnies pétrolières. L'État réalise ainsi, un « hold up » de 94 millions d'euros sur le dos des ultramarins.
Assisterons-nous impuissants à cette injustice ? Alors que le Gouvernement a « diligenté » pas moins de trois missions pour faire le point sur l'opacité de la formation des prix du carburant, sans qu'aucune mesure concrète ne vienne encourager les efforts consentis pas nos populations face aux augmentations incomprises et peut être injustes du prix de l'essence pratiqué dans nos départements.
« Il paraît qu'un des rapports d'une des missions parlementaires préconiserait que les entreprises pétrolières pourraient modifier leurs marges maximales de gros et détails... »
Tout comme Soeur Anne nous attendons... Mais nous ne voyons rien venir.... sauf une augmentation de 06 cts d'euros au mois d'août, des prévisions d'augmentation en perspective sans un minimum d'information.
Tous les ingrédients sont ainsi réunis pour détériorer davantage le climat de tension qui règne dans nos départements lesquels connaissent une paix sociale encore bien fragile après la crise du début d'année.
J'invite donc le Gouvernement à explorer d'autres pistes de financements pour payer ses dettes car toutes les solutions sont envisageables pour ne pas « plomber » davantage nos économies en très grande difficulté.
L'Outre-mer restera très veillative.
02 août 2009
HAUSSE DU PRIX DES CARBURANTS : JEANNY MARC PREVIENT QU'IL NE FAUT PAS METTRE LE FEU AUX POUDRES !
On nous annonce une augmentation des prix du carburant pour la Guadeloupe dans les prochains jours.
Dans le même temps, l'Assemblée Nationale rend publique les propositions de la Mission d'information commune sur le prix des carburants dans les DOM.
Récemment encore, on nous a annoncé l'attribution d'une forte subvention au profit de la SARA, sans explication aucune à la population.
En mars 2009, la sortie du "rapport Bolliet " a défrayé la chronique par le caractère surprenant de ses préconisations (notamment en proposant la suppression massive d'emplois dans les stations-service).
Ce sont ainsi une succession de rapports et d'études qui ont tous confirmé ce que le collectif LKP avait eu l'occasion de dénoncer avec force en début d'année.
Je constate que la profusion et les contradictions des informations qui gravitent autour de la question de la formation des prix du carburant n'ont qu'un seul objectif : Ne pas régler le problème du pouvoir d'achat des Guadeloupéens. Désormais, le Gouvernement a en sa possession tous les leviers qui doivent lui permettre d'agir en conscience, et, pour une fois en faveur des populations ultra-marines.
Quand on sait que la double constante de l'opacité dans la formation des prix et les augmentations successives des tarifs de l'essence en Outre-mer ont été les éléments déclencheurs d'une crise sans précédent dans l'ensemble des collectivités ultra-marines. Les explications peu convaincantes des autorités donnent le sentiment à la population de ne pas être respectée ou alors que ses efforts et ses attentes ne sont pas une priorité pour les pouvoirs publics.
Ainsi, je demeure persuadée que la répercussion du coût du baril sur le marché international ne peut pas être supportée de la sorte en Outre-mer (les hausses du prix du baril sont répercutées immédiatement tandis que les baisses le sont sur des périodes de temps beaucoup plus longues). D'ailleurs, différentes études tendent à démontrer l'insoutenabilité du procédé pour le consommateur final.
J'invite donc Monsieur le Préfet et de surccroît le Gouvernement à faire preuve de discernement et de justesse dans l'application de toutes mesures qui n'auront que pour seule conséquence de "mettre le feu aux poudres !"
Nous travaillons tous au retour d'une paix sociale, que nous savons fragile. Nous attendons de l'Etat qu'il nous accompagne en agissant dans la transparence avec les populations qui demeurent en état de haute vigilance sur la question du pouvoir d'achat
04 décembre 2008
PRIX DES CARBURANTS : JEANNY MARC DEMANDE LA MISE EN PLACE D'UNE MISSION D'INFORMATION PARLEMENTAIRE
L'épineuse problématique autour de la fixation du prix de l'essence est une constante récurrente en Guadeloupe. La question est posée aujourd'hui avec acuité par nos compatriotes de la Guyane. Ce problème ne doit pas nous laisser simplement dubitatifs, mais au contraire, il doit nous permettre d'envisager des solutions pérennes et durables pour les départements d'Outre-mer concernés et singulièrement pour notre pays Guadeloupe.
Il me paraît important de rappeler à la population guadeloupéenne que la mobilisation autour de la baisse du prix de l'essence doit demeurer l'affaire de tous. En effet, alors même que le prix du baril de pétrole est passé de 120 $ à 50 $ entre les mois de septembre et de décembre, le prix de l'essence à la pompe n'a quant à lui diminué que de 15 centimes d'euros sur la même période.
La défense du pouvoir d'achat ne doit pas être une variable à plusieurs vitesses selon l'endroit où l'on se situe au sein de la République. Le Gouvernement a le devoir d'apporter une réponse claire et acceptable à nos concitoyens.
Après le plafonnement de la défiscalisation, après le renvoi aux calendes grecques du projet de loi de développement pour l'Outre-mer, le prix de l'essence va t-il porter le coup fatal aux emplois et aux entreprises guadeloupéennes ?
C'est pour tenter de contribuer à apporter des réponses à cette question d'intérêt général que j'ai participé hier, mercredi 03 décembre, à la séance plénière extraordinaire du Conseil régional sur invitation de l'exécutif et du Président de l'association des maires de la Guadeloupe.
Suite aux conclusions du rapport du Conseil Economique et Social Régional sur les produits pétroliers en Guadeloupe et face aux tergiversations de l'Etat en matière de transparence sur la structure du prix des carburants en Outre-mer, j'ai donc choisi parmi plusieurs options de démontrer la pertinence de saisir la représentation nationale en demandant la constitution sans délais d'une « mission d'information parlementaire sur la formation et la fixation du prix des carburants dans les départements d'Outre-mer concernés ».
La crise autour du problème en matière de fixation du prix de l'essence doit désormais permettre d'ouvrir une large réflexion en matière de nouvelle gouvernance locale, notamment sur la maîtrise et l'indépendance énergétiques ainsi que la gestion des transports comme prévu dans le cadre du Grenelle de l'environnement.
Plus que jamais déterminée à défendre les intérêts des guadeloupéens, j'inscris cette démarche comme un engagement majeur dans mon action parlementaire.


