16 septembre 2009
APRES 40 ANNEES D'OPACITE AVOUEE ET DE PROFITATION RECONNUE, IL N'Y A RIEN D'URGENT !
La démonstration de force du gouvernement instrumentalisée par son Secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer confirme une fois de plus la volonté gouvernementale de poursuivre la casse économique de notre département.
La nouvelle Secrétaire d'Etat à l'Outre-mer a-t-elle mesuré les effets désatreux que pourrait occasionner une augmentation précipitée des prix du carburant dans un tel contexte économique et social ?
Une augmentation de plus qui vient diminuer le pouvoir d'achat des Guadeloupéens et de fait, anéantissant ainsi une lutte sans merci menée courageusement avec dignité par la majorité de la population.
Une augmentation des prix du carburant qui perpétue la tradition de « pwofitasyon » dénoncée par le LKP. Cette augmentation profite et renforce une société en situation de quasi monopole en amont et aval des circuits de distribution des carburants. Une société également actionnaire majoritaire au sein du capital de la SARA. Au final, une société qui s'est placée en position dominante dans le réseau de distribution de notre département.
Cette démarche est contestable à plus d'un titre.
En effet, la Communauté Européenne dans son article 87 du traité instituant ladite communauté, signé par la France en 1957, pose formellement l'interdiction pour les états membres de l'Union Européenne de favoriser de quelque manière que ce soit, une entreprise au détriment d'une autre.
En faisant supporter dans les mêmes proportions les opérateurs de petite et de grande taille, un niveau de charges que seuls les gros opérateurs seraient en mesure d'assumer, ce sont ainsi des barrières supplémentaires qui sont disposées à entraver une juste concurrence. Cet état de fait résulterait donc à placer la société Total en situation de position dominante. Le processus d'augmentation tel qu'il est envisagé par le gouvernement est d'une part inadapté à la structure de notre économie et d'autre part, purement et simplement interdit par le droit communautaire, sauf s'il est démontré une contrepartie favorable à l'intérêt général. En l'espèce, ici, ce n'est pas le cas !
Aussi, je déplore que le gouvernement accorde si peu d'attention à notre situation particulière en Guadeloupe. Je dénonce avec force et détermination cette augmentation injuste et inéquitable.
D'après mes calculs, à compter du 1er janvier 2010, chaque Guadeloupéen se verra doublement pénaliser par cette augmentation : pour une consommation moyenne de 60 litres de carburant par semaine, la hausse de 0,06 cts par litre, correspondra à 173 euros par an, somme à laquelle viendra se rajouter la taxe carbone de 150,00 euros pour l'utilisation des énergies fossiles comme l'a annoncé le Président de la République.
C'est donc bel et bien le pouvoir d'achat des Guadeloupéens que ces mesures vont toucher.
A cause de ce motif trop crucial pour être traité à la « va vite », j'invite les membres du gouvernement, à prendre le temps de la raison, le temps de l'appréciation, le temps de trouver des solutions adéquates pour favoriser une égalité de traitement sur l'ensemble du territoire.
Par ailleurs, les principes retenus par Madame Penchard au titre des préconiations du rapport Bolliet ne garantissent pas un accès équitable à tous les opérateurs au marché local.
17 février 2009
QUESTION D'ACTUALITE DE JEANNY MARC SUR LA CRISE EN GUADELOUPE ET EN OUTRE-MER
Monsieur le Président,
Monsieur le Premier Ministre,
Chers collègues,
Ma question s’adresse au Premier Ministre, et, à personne d’autre !
Personnellement, depuis le 21 janvier dernier, j'ai participé, avec les autres parlementaires de tous bords, aux différentes négociations et aux échanges officiels pour tâcher de garder le lien social de mon pays la Guadeloupe.
Je ne vous apprendrai rien en vous rappelant que l’Outre-Mer et la Guadeloupe en particulier, traversent une crise sociale historique. Une crise qui exprimait jusqu'à présent un désespoir et une exaspération devenues, devant l'indifférence caractérisée de l'Etat, une protestation accrue laissant envisager toutes les dérives.
Pourtant, les Guadeloupéens ont démontré au fil de ces 4 semaines leur détermination à se faire entendre de l’Etat. Cet Etat Français que vous représentez, Monsieur le Premier Ministre, et auquel, l’Outre-Mer est si attaché.
La plate-forme de revendications portée par le mouvement LKP est le reflet d'un malaise social. Elle est le reflet d'un désintérêt, ou de la désinvolture d'un Etat qui, se fourvoyant dans le choix de son émissaire, a rompu le dialogue...a rompu la confiance.
Aveuglé par vos certitudes, sourd aux interpellations des élus de l'Outre-Mer et insensible à la détresse de sa population, vous avez fait preuve jusqu'à présent d'un autisme qui a pour résultat, aujourd'hui, d'avoir fait exploser la paix sociale. Vous êtes responsable, aujourd'hui, de cette situation, ne vous rendez pas coupable, demain, de vos tergiversations.
Les clichés infantilisants sur l'Outre-Mer ne sont plus de mise. Les inégalités que nous dénonçons inlassablement ne sont plus acceptables. L'insoutenable dérive des prix a mis le feu aux poudres parce qu'au même titre que les français de l'héxagone,nous sommes confrontés aux problèmes d'un pouvoir d'achat en décalage avec la réalité économique.
Votre gouvernement a entamé la confiance des populations d’Outre-Mer en mettant à mal leur économie déjà fragilisée, en pratiquant une casse sociale brutale.
La remise en cause de la défiscalisation, sans aucune évaluation et sans consultation préalable des acteurs économiques des Outre-Mers,a conduit à une casse fiscale et atteste de l’éloignement du gouvernement de la réalité des départements d'Outre-mer.
Vous dites souvent que l’outre mer coûte cher à l’Etat (on annonce des chiffres de l’ordre de 16 Milliards d'euros par an).
Et combien coûte la solidarité nationale hors Outre-Mer?...
Ce discours n'est pas juste car il entretient la frustration et l'injustice en d'autres termes, ce discours fait le lit de la discrimination.
Le flou et les aberrations de votre projet électoral pour l'Outre-mer appelé « Zones Franches Globales d'Activités », devenues en 2007 LOPOM puis LODEOM, en 2008 (non examiné à ce jour) a également entamé la confiance des entreprises locales. Aujourd’hui, les conséquences sont là, ce sont les départements d’Outre Mer qui accusent le plus fort taux de chômage depuis 2007.
Les pratiques de votre gouvernement ont ébranlé l’Outre-Mer sans en mesurer les conséquences. Seul hic, c’est que la grogne et l’insatisfaction ne sont pas seulement une spécificité ultramarine puisque l’ensemble de français vous, disent TROP C’EST TROP.
Avec vous plus rien n'est possible !!!!!!
Aujourd’hui, venue spécialement de la Guadeloupe, pour vous poser une question, j'ai également des propositions pour sortir de la crise que je remettrai au chef de l'Etat qui daigne enfin accepter de nous recevoir à Paris, alors que nos territoires vivent une situation explosive.
Monsieur le Premier Ministre,...
devant l’extrême urgence de la situation...:
avez-vous l’intention et le courage de faire respecter l'engagement de l’Etat ?
avez-vous l'intention d’assumer courageusement les engagements portés par votre Secrétaire d’Etat dûment mandaté par vous ?
La population de la Guadeloupe, plus mobilisée que jamais (malgré les dérapages) attend de vous une mise en oeuvre des engagements pris par votre secrétaire d'Etat pour faire revenir la paix sociale dans notre pays.
Visionnez la question posée par Madame Jeanny MARC en clickant sur le lien suivant :
http://www.assemblee-nationale.fr/13/vod/videoquestions/090217.html
16 février 2009
PLAIDOYER POUR UNE GUADELOUPE PLUS JUSTE...
Je constate avec inquiétude et tristesse que la crise qui secoue la Guadeloupe depuis bientôt un mois, s’enlise et s’installe dans une impasse.
Je souligne que le collectif LKP à l’origine du mouvement, se bat dans la dignité et le calme pour faire aboutir de justes et légitimes revendications. Celles-ci remettent en cause notamment le fonctionnement des institutions et montrent ainsi les limites de l’organisation statutaire actuelle de la Guadeloupe.
Après un mois de grève, les crispations doivent s’émousser. Il faut à tout prix éviter le pourrissement qui pourrait déboucher sur le chaos. Il faut en sortir.
Je lance donc un appel solennel, à l’ensemble des parties pour regagner au plus vite la table des négociations.
L’État doit respecter sa parole, et prendre toutes dispositions pour ramener la confiance dans notre département. Il doit s’engager à accompagner le développement de la Guadeloupe.
Le gouvernement doit entendre la souffrance du peuple, comprendre ses aspirations et en finir avec les clichés infantilisants habituels.
J’en appelle à toutes les forces vives pour continuer les concertations et trouver ensembles les solutions pérennes pour sortir de cette crise.
Très prochainement le projet de loi pour l’Outre-Mer sera enfin examiné par les députés. Le Secrétaire d’État, nous a promis une actualisation significative compte tenu de la crise qui a mis en exergue des problématiques qui n’étaient pas pris en compte dans la dernière mouture dudit projet de loi. J’ose espérer que cette fois, il tiendra parole, car nous serons très vigilants et nous n’accepterons pas de décimer nos départements par une loi mal adaptée à ses réalités.
Je profite pour lancer également un appel aux parlementaires ultramarins afin qu’ensemble nous soyons mobilisés autour de la LODEOM pour qu’elle soit un véritable outil de développement et susciter l’espoir d’un avenir meilleur en Outre-Mer.
Je rappelle que le pourrissement de cette grève n’est pas la solution. Il est important que chacun y mette du sien pour que les choses avancent dans l’intérêt de tous.
12 février 2009
LE COMITE STRATRGIQUE DES ELUS A ETE CREE
Les parlementaires, les conseillers régionaux et généraux, les maires et conseillers municipaux de Guadeloupe ont pris une résolution commune, mardi soir, dans laquelle ils demandent au gouvernement « de respecter ses engagements ». Ils souhaitent également que « les élus servent d'arbitres » dans les débats.
Au cours de cette rencontre, les élus de Guadeloupe ont créé un comité stratégique avec les parlementaires que les exécutifs vont consulter tout au long des négociations et ont adopté à l'unanimité une résolution dans laquelle ils rappellent l'Etat ses obligations.
En préambule, les élus déclarent « prendre acte de la décision du gouvernement d'améliorer le projet de loi sur le développement de l'Outre-mer ».
Mais les signataires dénoncent surtout " le recul du gouvernement face aux propositions issues des dernières négociations ".
Ils demandent également au patronat « de faire un pas voire un grand pas pour mettre fin à cette crise sociale ».
Pour conclure, les élus veulent « arbitrer les futurs débats » avec l'aide des services technique de l'Etat.
Téléchargez le texte intégral de la résolution du 10 février 2009
:
09 février 2009
LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE
Monsieur le Président,
J'ai l'honneur de vous adresser pour la deuxième fois une lettre portant intérêt de la crise sociale sans précédent que traverse la Guadeloupe depuis le 20 janvier, la première étant restée sans réponse.
Le 13 janvier dernier lors de la séance de question orale sans débat, j'ai tenté d'attirer l'attention de votre gouvernement sur la crise qui se profilait tant la détresse de la population était palpable.
Je n'ai essuyé que désinvolture de la part de votre Secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer. Sa réponse insatisfaisante m'avait obligée à souligner la gravité de la situation lui réclamant des signes forts et des solutions pérennes.
Sans doute des préoccupations majeures et plus importantes vous ont contraint à ignorer les appels de détresse que je vous avais lancés. Alors, j'ai espéré en vain, que l'interview de jeudi dernier, tant attendue par tout le peuple français serait, pour vous, l'occasion de nous adresser un message d'espoir, sachant que depuis le 20 janvier la totalité des activités de la Guadeloupe était arrêtée pour protester contre la vie chère. A ma grande stupéfaction, vous n'avez manifesté aucune émotion pour nos familles en détresse, vous n'avez livré aucun message en direction des populations de l'Outre-mer français. Vous avez fait abstraction totale de la crise sociale sans précédent que traverse la Guadeloupe.
Pourtant, vous n'êtes pas sans savoir que ce profond malaise a des effets contagieux. L'Outre-Mer n'est qu'une seule et même famille répartie sur des territoires différents. Ainsi, la Martinique a rejoint le cortège de la douleur, la Guyane s'y prépare et la Réunion ne semble pas en reste.
Après cet affront pour nous enfants de la République, nous venons une nouvelle fois d'être victimes de l'insupportable indifférence et de la légèreté dont fait preuve votre gouvernement à l'égard de l'Outre-Mer. Au seul motif de la discontinuité géographique, votre Secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer, dépassé par l'ampleur de la mission que vous lui avez confiée, s'est discrédité, discréditant, du coup, votre gouvernement.
Il n'est donc plus acceptable qu'un dossier devenu ultra sensible, soit mené en dehors de l'Elysée. Les Guadeloupéens sont blessés parce qu'ils ont une vision respectueuse des institutions. Ils conçoivent mal d'être traités avec autant de mépris.
Désormais, seule une personne dument mandatée, pouvant prendre toutes initiatives engageant l'Etat, reste désormais envisageable pour continuer les négociations, dans un climat pacifié.
Je reste donc à votre entière disposition pour tout renseignement complémentaire.
En espérant que vous attacherez un intérêt particulier à une réponse que je saurai faire apprécier aux populations ultramarines, je vous prie de croire Monsieur le Président, à l'assurance de ma considération distinguée.
05 février 2009
UN NOUVEAU CYCLE DE NEGOCIATIONS S'OUVRE SOUS L'INTITULE "GRENELLES DU DEVELOPPEMENT DE LA GUADELOUPE"
Madame Jeanny MARC Député de la Guadeloupe avait, dès les prémices du conflit paralysant la Guadeloupe actuellement, alerté le Gouvernement par sa question orale du 13 janvier. Elle invitait avec force, le Secrétaire d’État à l’Outre-Mer à prêter une attention particulière aux signes de détresse qu’affichait une Guadeloupe qui souffre. Elle avait également adressé une lettre au Président de la république lui réclamant des signaux forts en faveur de la population.
Par ailleurs, dans son communiqué diffusé le 26 janvier dernier auprès de l’ensemble des médias et de l’Agence France Presse, elle demandait en ces termes :
…« Ainsi, je propose aux parlementaires, aux élus guadeloupéens ainsi qu'aux initiateurs de la plate forme de revendications de s'inscrire dans la démarche suivante :
La mise en œuvre des « Assises ou Grenelle du Lyannaj »
La définition d'un calendrier qui tienne compte de la situation d'extrême urgence vécue par les familles Guadeloupéennes ;
Un travail de concertation avec la population, les chambres consulaires, les organisations syndicales, patronales, culturelles, tout le tissu associatif, la société civile ;
La saisine du Congrès pour enclencher le dispositif législatif prévu par la Constitution, révisée en juillet 2008, qui permet aux élus d'adapter et de modifier les lois et règlements à leurs réalités.
Il ne s'agit aucunement de reposer la question sur l'évolution institutionnelle mais d'envisager une ou des adaptations qui nous correspondent en appliquant la loi…. »
Madame Jeanny MARC se félicite de voir que ses recommandations ont été retenues pour amorcer une sortie de crise vers des solutions pérennes qui auront l’avantage de poser les bases d’une refondation politique économique et sociale car l’exercice démocratique se construit dans le feu de l’action et le courage de l’engagement.
Madame Jeanny MARC est donc solidaire de la démarche et s’associe pleinement avec tous les Guadeloupéennes et les Guadeloupéens qui veulent rebâtir une nouvelle Guadeloupe plus juste plus solidaire, la Guadeloupe de demain.
30 janvier 2009
LE CONSEIL MUNICIPAL DE LA COMMUNE DE DESHAIES ADOPTE A L'UNANIMITE UNE MOTION DE SORTIE DE CRISE
Le conseil municipal de Deshaies réuni ce vendredi 30 janvier 2009 en séance d'urgence exceptionnelle s'est imprégné de la situation de crise que traverse le pays depuis le 20 janvier 2009 et a ainsi adopté à l'unanimité une motion portant sur six points.
Il considère que les revendications formulées par le collectif "lyannaj kont pwofitasyon" sont fondées et traduisent la grande souffrance de notre population face à la baisse de son pouvoir d'achat et à la dégradation de ses conditions de vie.
Il constate que toutes les institutions (Etat, Région, Département, Communes) et tous les partenaires sociaux sont interpelés. Ceux-ci doivent tout mettre en oeuvre pour sortir de ce conflit en apportant des réponses justes et pérennes.
Lance un appel au calme, à l'entente entre tous les guadeloupéens.
Il formule le voeu que l'ensemble des partenaires reviennent au plus vite à la table des négociations.
Il demande à l'Association des Maires de Guadeloupe (A.M.G) de prendre toutes dispositions pour que les communes soient représentées dans le cadre de ces négociations.
Le Conseil Municipal précise que la plate forme de revendications pose des problèmes de fond. Ceux-ci imposent qu'une réflexion profonde, associant l'ensemble de la population, soit menée pour un projet global de société.
28 janvier 2009
APPEL DE MADAME LE DEPUTE - MAIRE JEANNY MARC : "UNE VOLONTE POLITIQUE FORTE POUR UNE PRISE DE RESPONSABILITE EN CONSCIENCE"
La Guadeloupe est en proie à un questionnement majeur qui doit déterminer son avenir.
Depuis, plus d'une semaine la quasi totalité des secteurs économiques sociaux et familiaux se sont mis en grève pour amener le gouvernement à prendre en compte les réalités auxquelles ils sont confrontés.
L'ampleur du cahier de revendications est révélatrice d'un malaise profond.
Compte tenu de la gravité de la crise, il convient d'agir en tenant compte des attentes exprimées.
Désormais, une large concertation doit voir le jour pour nous conduire à nous inscrire dans une logique d'avenir et trouver des solutions résolument pérennes.
Pour ce faire, je propose qu'en responsabilité et en conscience nous arrêtions une méthodologie pour sortir de cette crise sans mettre plus à mal une Guadeloupe qui souffre déjà.
Ainsi, je propose aux parlementaires, aux élus guadeloupéens ainsi qu'aux initiateurs de la plate forme de revendications de s'inscrire dans la démarche suivante :
La mise en oeuvre des « Assises ou Grenelle du Lyannaj »
La définition d' un calendrier qui tienne compte de la situation d'extrême urgence vécue par les familles Guadeloupéennes;
Un travail de concertation avec la population, les chambres consulaires, les organisations syndicales, patronnales, culturelles, tout le tissu associatif, la société civile ;
La saisine du Congrès pour enclencher le dispositif législatif prévu par la Constitution, révisée en juillet 2008, qui permet aux élus d'adapter et de modifier les lois et règlements à leurs réalités.
Il ne s'agit aucunement de reposer la question sur l'évolution institutionnelle mais d'envisager une ou des adaptations qui nous correspondent en appliquant la loi.
A cet effet, je rappelle l'article 73 alinéa 2 de la Constitution qui dispose que :
« Dans les départements et les régions d'outre-mer, les lois et règlements sont applicables de plein droit. Ils peuvent faire l'objet d'adaptations tenant aux caractéristiques et contraintes particulières de ces collectivités.
Ces adaptations peuvent être décidées par ces collectivités dans les matières où s'exercent leurs compétences et si elles y ont été habilitées, selon le cas, par la loi ou par le règlement.
Par dérogation au premier alinéa et pour tenir compte de leurs spécificités, les collectivités régies par le présent article peuvent être habilitées, selon le cas, par la loi ou par le règlement à fixer elles-mêmes les règles applicables sur leur territoire, dans un nombre limité de matières pouvant relever du domaine de la loi ou du règlement. [Entrée en vigueur dans les conditions fixées par les lois et lois organiques nécessaires à leur application (article 46-I de la loi constitutionnelle n° 2008-724 du 23 juillet 2008)]
Ces règles ne peuvent porter sur la nationalité, les droits civiques, les garanties des libertés publiques, l'état et la capacité des personnes, l'organisation de la justice, le droit pénal, la procédure pénale, la politique étrangère, la défense, la sécurité et l'ordre publics, la monnaie, le crédit et les changes, ainsi que le droit électoral. Cette énumération pourra être précisée et complétée par une loi organique. La disposition prévue aux deux précédents alinéas n'est pas applicable au département et à la région de la Réunion.
Les habilitations prévues aux deuxième et troisième alinéas sont décidées, à la demande de la collectivité concernée, dans les conditions et sous les réserves prévues par une loi organique. Elles ne peuvent intervenir lorsque sont en cause les conditions essentielles d'exercice d'une liberté publique ou d'un droit constitutionnellement garanti.
La création par la loi d'une collectivité se substituant à un département et une région d'outre-mer ou l'institution d'une assemblée délibérante unique pour ces deux collectivités ne peut intervenir sans qu'ait été recueilli, selon les formes prévues au second alinéa de l'article 72-4, le consentement des électeurs inscrits dans le ressort de ces collectivités »
C'est en conscience que je veux proposer une solution politique qui ait du sens pour chaque Guadeloupéen.
Je voudrais que la confiance retrouvée, entre la population et les élus, soit le début de l'ouverture du chantier de la démocratie participative.
Je fais donc un appel au courage politique de chacun.
Je lance un appel en confiance à tous ceux qui veulent construire la Guadeloupe pour les Guadeloupéens dans la République française.
21 janvier 2009
JEANNY MARC TRANSFORME SA QUESTION D'ACTUALITE EN LETTRE OUVERTE AU GOUVERNEMENT
Le projet de loi « Application des articles 34-1, 39 et 44 de la Constitution en cours d'examen » provoque quelques remous qui compliquent considérablement les relations entre la majorité et l'opposition au sein même du parlement.
Ainsi, le groupe SRC (Socialiste radical et citoyen) auquel appartient le groupe radical de gauche de Madame Jeanny MARC (GUSR) a décidé de marquer sa désapprobation de manière ostentatoire en ne siégeant pas cet après midi à l'Assemblée nationale.
De ce fait, Madame Le député a souhaité être solidaire de la démarche du groupe RSC lequel manifeste son mécontement de voir le gouvernement baillonner en toute impunité la démocratie.
Cependant, très affectée de la situation actuelle en Guadeloupe, Madame Jeanny MARC a décidé tout de même de saisir par une lettre ouverte le Président de la République et son Premier Ministre solidairement caution de la crise sociale qui s'est fait jour en Guadeloupe depuis hier.
Télechargez le courrier adressé au Président de la République et la Question d'actualité du 21/01/2009 :
Lettre_President_Sarkozy_1
Question_d_actualite_du_21_01_2009



