Le dernier rapport de la cellule interrégionale d'épidémiologie (CIRE) des Antilles et de la Guyane révèle que, depuis mai 2009, 1 856 personnes ont contracté le virus de la dengue. À peine la première vague épidémique de la grippe A-H1N1 est-elle officiellement terminée que les indicateurs de surveillance témoignent de la persistance d'un niveau élevé de circulation virale. Ces mêmes indicateurs montrent également un début de diffusion du phénomène en dehors des foyers épidémiques. Au cours de la dernière semaine étudiée, 206 nouveaux cas cliniquement évocateurs de dengue ont ainsi été recensés, soit une trentaine de nouveaux cas par jour.

À l'heure actuelle, il n'existe ni traitement spécifique, ni vaccin disponible pour le traitement de la dengue. Seules des actions de prévention ou de surveillance de l'épidémie peuvent permettre de suivre l'évolution entomologique du phénomène. Pire, la mise en place de la délégation de gestion voulue par la loi n° 2004-809 du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales, n'a pas pour sa part permis d'atteindre les objectifs en ce qui concerne la formalisation des synergies nécessaires - entre les services de la préfecture et ceux du conseil général de la Guadeloupe - en matière de lutte anti-vectorielle.

Par une correspondance officielle en date du 27 janvier 2009, le ministère de la santé et des sports reconnaissait formellement que la refonte générale des politiques de lutte anti-vectorielle en outre-mer constituait une véritable urgence en matière de santé publique.

Dans ce sens et compte-tenu des enjeux sanitaires importants, elle lui demande de bien vouloir lui préciser l'état d'avancement des réflexions menées depuis plus d'un an sur l'organisation d'une véritable gouvernance capable de répondre de manière appropriée à la lutte contre les maladies humaines transmises par les insectes.