En 2008, j'ai été marquée par le fait que le gouvernement se soit acharné sur l'outre-mer, sur de fragiles économies insulaires. Dès lors, il n'est pas étonnant de voir comment la population guadeloupéenne s'est battue pour son pouvoir d'achat.

Les aléas climatiques et notamment le passage du cyclone Omar, à Deshaies, ont ravivé des souvenirs douloureux alors que nous étions dans une situation difficile.

Je trouve que la réforme constitutionnelle, qui a été votée, le 21 juillet dernier et qui élargit le droit de la réprensation nationale, permet de faire bouger un peu la France au niveau des réformes. On en a besoin.

L'évènement heureux s'est déroulé sur le plan mondial avec l'élection de Barack Obama : le premier Président noir des Etats-Unis, le pays le plus puissant du monde. Cette élection est porteuse de symboles très forts : la solidarité, la fraternité, l'engagement. Elle préfigure le monde comme un village planétaire. En tant que militante de la paix dans le monde, cette élection a fait naître chez moi beaucoup d'espoir.

Je salue également nos sportifs dans tous les domaines. Leur réussite montre que les Guadeloupéens peuvent réussir dans le domaine de la culture, de la littérature, de l'art, etc. et qu'il faut oser.

L'année 2009 soulève de nombreuses interrogations et incertitudes sur le plan économique mais je pense qu'elle est porteuse d'espoir.