Chère Célia,

Chers Cédric, Gary, et Jean-Marc,

Chère Roberte,

Chers frères, chers sœurs, chers oncles, chères tantes, cousins, cousines, voisins, voisines de Félix,

Mes chers collègues,

A tous ceux qui pleurent aujourd’hui avec nous un être cher que la mort  a ravi brutalement à notre compagnie,

Mesdames, Mesdemoiselles Messieurs,

Il m’est confié la lourde tâche d’honorer la mémoire de notre ami, de notre collègue, de notre frère Félix que nous aimions tous.

C’est vrai que la brutalité de ton décès Félix, nous  a tous plongé dans une profonde tristesse.

Ce sentiment d’injustice qui nous étreint depuis  l’annonce de ta mort, nous fait prendre la mesure de notre impuissance face à notre destin, et de l’humilité qui doit nous animer.

Oui c’est vrai que même un lion ne peut vaincre le destin et, la mort est inéluctable. C’est le cheminement propre de l’existence.

Félix tu nous manques déjà…tu laisses derrière toi l’image d’un  homme d’une très grande discrétion mais aussi d’une disponibilité d’âme et de cœur. Ta manière d’être parmi nous, nous l’a démontré.

Ta générosité est sans conteste, ton cœur bien que fragile, nous l’apprenons, n’était pas trop petit pour accueillir tes enfants  et d’autres enfants que tu as considéré comme les tiens. Ce besoin de donner et de partager  te caractérisait. Ton légendaire optimisme nous a transcendés, nous a fait rêver et rendre possible «  l’impossible ».

Au sein de notre équipe, j’ai toujours considéré que tu avais, l’apanage  des grands, car pour toi les paroles devaient être suivies d’actes.  C’est comme cela que tu t’es investi dans la construction de notre local… Comment ne plus penser à toi dans ces lieux que tu as bâtis  avec tes collègues fort de ton enthousiaste et de tes convictions, lorsque nous nous réunirons à nouveau et sans toi. Toi fidèle soldat, toi le militant engagé de tous les instants depuis 1995 jusqu’à ce dimanche 19 mars 2009.

Homme d’engagement et de parole, tu as démontré aussi que la fidélité avait un sens noble.  Jamais tu  n’as failli, Ni à tes valeurs morales, ni à tes origines modestes ni à tes convictions, même si tu nous disais souvent : « je ne suis ni de gauche, ni de droite, mais je veux que les choses aillent de l’avant » 

Militant de la première heure, je savais pouvoir compter sur ton soutien critique et indéfectible.

Travailleur infatigable tu avais à cœur de mener à terme tous les dossiers que je te confiais en tant qu’élu chargé des travaux. Les écoles, Riflet, Bethsy, Caféière, Ferry , les maisons de quartiers les routes, les caniveaux, le réservoir de 1000 m cube, tu savais représenter ta municipalité aux réunions de chantiers.

Tes connaissances d’artisan, ont été de précieux conseils pour faciliter nos choix lors des commissions d’appels d’offres auxquels tu participais toujours.

Ta simplicité te rendait accessible à tous, tu étais, le père, l’ami et le confident des jeunes et, surtout ceux avec lesquels tu partageais la passion du football. (Bordeaux t’a rendu hommage dimanche en gagnant 1-0 ; et tu verras qui sait sa victoire finale ou sa deuxième place après l’O.M au championnat où tu seras perché dans l’au-delà…)

Peut être le fait que tu aies été l’aînée d’une famille de huit enfants  t’a prédisposé à être le grand frère de tous. Ce sens aiguisé des responsabilités, sans doute découle de cette prédisposition à laquelle j’ai fait référence.

Féfé, tu vas nous manquer …

J’imagine la peine de tous ceux que tu as aimés et qui t’aiment… J’ai une pensée particulière pour ton épouse Roberte pour tes frères et sœurs Arsène, Gérald, Eliyannise, Alexandre, Elise, Gélus,  Flausette, Eliane et  Flauvert la douleur et le chagrin de ta disparition sont très éprouvants pour eux.

Nous ferons de notre mieux, mes collègues et moi pour entourer ta famille et l’accompagner en ces moments ô combien difficiles.

Chers collègues, Mesdames, messieurs, la mort est un rendez-vous inévitable qui attend chacun de nous. Parfois elle survient après une longue agonie, mais aussi elle survient sans qu’on ne l’attende, et sans que l’on soit malade... On ne sait ni le jour, ni l’heure.

Dans tous les cas, elle secoue, elle remue, elle interpelle. Elle nous invite à chaque fois que nous la côtoyons à faire le point sur les choses essentielles de nos vies.

À Roberte, Célia et Cédrick, à ses petits-enfants, aux parents et aux amis qui l'entourent, aux collègues de travail de Félix je présente les condoléances profondément émues et attristées de la Commune de DESHAIES dont tout le personnel et le conseil municipal se joignent à moi pour saluer la mémoire d’un de ses valeureux enfants.

BONNE ROUTE FELIX. Ta pensée  restera à jamais gravée dans nos mémoires.