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Après deux augmentations successives du prix des carburants en l'espace de quelques petites semaines, un nouveau tour de passe-passe vient une nouvelle fois jeter le discrédit sur le bien-fondé du système actuel de fixation du prix des carburants aux Antilles et en Guyane.

En cette période de rentrée scolaire, où le pouvoir d'achat des ménages antillo-guyanais s'avère fortement impacté, l'annonce  à grands coups de fracas d'une baisse de quelques maigres centimes du prix des carburants - aussi louable puisse en paraître l'intention -, ne saurait masquer l'inanité de cette décision dont le bon-droit ne puise sa source que dans un nébuleux vide juridique.

Cette baisse des prix ne saurait faire obstacle à la conduite d'une véritable reforme des modalités de calcul du prix des carburants en raison de l'obsolescence des paramètres retenus dans le décret de 2003.

Le mardi 13 juillet 2010, lors de la dernière réunion de l’Observatoire Régional des Prix et des Revenus, j’avais déjà émis plusieurs réserves sur la nature approximative des informations destinées aux membres de droit de cette instance de consultation, notamment sur les sources et la périodicité des cycles d’approvisionnement de la SARA.

Après les hausses successives enregistrées le 13 juillet et du 10 août 2010 (soit dit en passant , en plein Tour Cycliste de la GuadeloupeGuadeloupe), j’ai donc interpellé par une question écrite la Ministre chargée de l’Outre-mer en lui demandant de me préciser les fondements juridiques et réglementaires qui avaient entraîné les augmentations du prix des carburants.

Il est important de rappeler que même en évoluant dans un environnement économique où les prix sont administrés, le Gouvernement doit garder à l’esprit que la Guadeloupe fait partie d’un État de droit, où des règles précises fondées sur le droit, doivent concourir à plus de transparence dans les mécanismes de calculs des prix du carburant.

Le pouvoir d’achat des guadeloupéens ne saurait servir de variable ajustable à la sauvegarde d’un strapontin ministériel.