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Lors du débat sur le fonctionnement de l'hôpital qui s'est tenu le jeudi 03 mars à l'Assemblée nationale, Jeanny MARC est intervenue pour défendre les dossiers importants du système de santé de la Guadeloupe.

Concernant le CHU de Pointe-à-Pitre/Abymes, elle a mis en évidence le caractère insulaire  du département de la Guadeloupe et l'éloignement de la métropole qui oblige l'établissement public hospitalier à assurer des services hautement spécialisés dans les domaines de la chirurgie cardiaque, des grand brûlés et des activités spécifiques de certains laboratoires qui ne peuvent être que difficilement rentables du fait d'un bassin de population limité à 402 000 habitants.

Madame MARC a indiqué à la Secrétaire d'Etat en charge de la Santé que les hôpitaux guadeloupéens ont accumulé depuis des années des créances irrécouvrables, résultats de la précarité d'une large frange de la population et du poids social des ressortissants des pays étrangers voisins.

Le déficit du CHU avoisine les 20 millions d'euros en 2010 alors qu'il était de 15 millions d'euros en 2009 (8% d'un budget de 157 000 millions d'euros).

Elle a souhaité qu'une étude sur l'impact de la tarification à l'activité (T2A) soit conduite afin de disposer d'indicateurs fiables en vue d'amorcer le rééquilibrage des comptes publics des hôpitaux de Guadeloupe.

Jeanny MARC a demandé au Gouvernement de s'engager sur un calendrier pour la mise en oeuvre du Plan Santé Outre Mer.

Pour terminer, elle a insisté sur l'urgence à reconstruire dans les meilleurs délais le CHU de la Guadeloupe à partir des financements prévus dans le cadre du Plan Hôpital 2012.