Lors de la session extraordinaire de l’Assemblée Nationale de ce 11 juillet 2007, j’ai  déposé deux amendements dans le cadre du projet de loi TRAVAIL EMPLOI ET POUVOIR D’ACHAT.

Ces deux amendements concernent pour l’un, la problématique du chômage des jeunes des départements  d’outre-mer, singulièrement en Guadeloupe et, pour l’autre, concerne la situation économique des agriculteurs frappés par les effets néfastes du chloredécone.

Concernant l’amendement visant à faire reculer le chômage des jeunes, j’ai jugé la situation des jeunes demandeurs d’emplois, explosive dans les quatre départements.

En effet, les chiffres sont alarmants. En 2006, l'INSEE indique que le taux de chômage à la Guadeloupe est de (27,3%), de (29,1 %) pour  Martinique et en Guyane (25,2 %).

Il est important de noter que ces chiffres augmentent respectivement de 1.3 points, 3.5 points et 2.6 points, bien que s'agissant de la Réunion, ce pourcentage passe pour la première fois en dessous de la barre des 30 %.

La prise en compte par le gouvernement de la problématique du chômage de nos jeunes en y apportant des solutions concrètes dans le cadre de cette loi a motivé mon initiative. C’est pour cette raison que  j’ai déposé l’amendement n°250.

J’interviendrai autant que cela sera nécessaire, pour infléchir la vision de l’État sur les réalités de l’Outre-mer dans sa globalité.

Concernant le deuxième amendement n°252, lié à la situation de crise que rencontre les agriculteurs confrontés aux problèmes du chloredécone. Il m’ est donc apparu opportun, de saisir le gouvernent à l’occasion de l’examen de la loi «  TRAVAIL EMPLOI ET POUVOIR D’ACHAT. Cette démarche revêt un caractère d’importance car elle intervient afin que les agriculteurs privés de leur outil de travail par la contamination des sols par le chloredécone, puissent bénéficier d’exonération des charges sociales. Ce dispositif d’exception devra durer le temps de la dépollution des sols.

Ainsi, je compte, travailler activement pour faire reconnaître le caractère d’urgence dans certains secteurs économiques, qui paralysent le développement de la Guadeloupe et des autres départements d’Outre-mer.

Je veillerai à ce que ces amendements soient défendus avec pugnacité, pour obtenir enfin un traitement équitable quelque soit le territoire de la France concernée.