Le Président de la République, Nicolas Sarkozy, recevait aujourd'hui à l'Elysée les parlementaires et le Président de l'association des Maires de Guadeloupe afin de leur fournir une réponse à la question qu'il avait lui-même soulevée lors de sa présentation des vœux à l'outre-mer le 09 janvier dernier : « (…) jusqu'où peut-on adapter le droit de la République en Outre-mer ? »


Les adaptations demandées par les élus départementaux et régionaux (révision du mode de scrutin et augmentation du nombre d'élus) ne sont pas recevables en l'état car bien trop en marge de l'esprit même de la réforme des collectivités territoriales conduite par la majorité présidentielle et approuvée par le Conseil constitutionnel.


Madame Jeanny MARC, Député-Maire de Deshaies, avait déjà eu l'occasion de mettre en évidence les limites et le « caractère aventureux » de la délibération que s'apprêtaient à voter les élus départementaux et régionaux le 28 décembre dernier. En effet, l'amalgame qui résulte de la confusion entre la demande d'adaptation à la marge de la réforme des collectivités territoriales et le processus d'évolution institutionnelle inscrit au sein de l'article 73, ne pouvait en espérer un autre sort. 


Pour Madame Jeanny MARC, l'élaboration du projet guadeloupéen doit se poursuivre afin de favoriser l'émergence d'une Guadeloupe construite avec les guadeloupéens et pour les guadeloupéens. Elle souhaite qu'une attention particulière soit portée à la mise en œuvre d'une organisation administrative favorisant :   


  • la proximité renforcée des institutions avec la population;

  • l'efficacité économique, sociale et environnementale;

  • la réactivité accrue en matière d'habilitation;

  • la mise en oeuvre d'un contre-pouvoir en mesure de rassurer les guadeloupéens;

  • l'insertion de la Guadeloupe dans son environnement caribéen.