24 juin 2009
L'ALLOCUTION DE MADAME LE DEPUTE LORS DU CONGRES DES ELUS DEPARTEMENTAUX ET REGIONAUX
Messieurs les Présidents du Conseil Régional, et du Conseil Général
Mesdames et Messieurs les Conseillers régionaux, et Généraux
Mesdames et messieurs les Elus,
Mesdames, Mesdemoiselles, et Messieurs,
Aujourd’hui s’ouvre le Congrès des élus départementaux et régionaux de la Guadeloupe sur une thématique d’importance pour chaque Guadeloupéenne et chaque Guadeloupéen.
Aussi, je ne peux débuter mon propos sans saluer l’initiative heureuse du Président Jacques Gillot qui, avec courage, objectivité, et pragmatisme, propose aux Guadeloupéens d’écrire, enfin, un véritable projet. Un projet pour une Guadeloupe plus juste plus solidaire, mieux armée pour affronter l’avenir.
Nous devons donc prendre nos responsabilités et faire face à nos vieux démons de la division, de la suspicion et de l’hégémonisme pour envisager sereinement cette nouvelle Guadeloupe que chacun appelle de ses vœux depuis trop longtemps.
Oser envisager un avenir qui nous corresponde est un véritable challenge et un signe fort de la maturité de nos concitoyens.
Qui d’autre que nous mêmes seraient les mieux placés pour savoir sentir et ressentir les attentes de nos populations. Qui d’autres que nous mêmes seraient mieux placés pour comprendre et porter l’espérance d’un pays en devenir ?
La crise qui secoue le monde entier, ne nous épargne pas. Nombre de systèmes sont devenus obsolètes, car incapables d’apporter une réponse aux problèmes auxquels sont confrontées les populations.
Les Etats-Unis d’Amériques, considérés comme la première puissance économique au monde, ont un genou à terre.
Les économies sont au plus mal, les faillites se multiplient, le chômage augmente de manière vertigineuse, les phénomènes jusque là marginaux prolifèrent faute de réponses adaptées. Même les plus optimistes sont envahis d’une douce déprime
Toutes les carences non résolues sont désormais sources de conflits car elles se rajoutent à des situations difficiles, voir insoutenables.
Les revendications portées par le LKP sont venues renforcer cet état de fait. En effet, les mouvements de grèves qui ont émaillés notre quotidien dès le 20 janvier dernier, ont été révélateurs d’une profonde crise trouvant sa source dans une conjugaison détonante de facteurs à la fois sociaux, sociétaux, et économiques. D’ailleurs, pour certains, ces évènements sont perçus comme étant l’expression d’une crise identitaire.
Mais c’est surtout autour de la thématique d’un pouvoir d’achat en baisse, que s’est cristallisé le mécontentement des Guadeloupéens vis-à-vis des pouvoirs publics et certains acteurs du monde économique. Ainsi, ont ressurgi les particularismes historiques, sociologiques et économiques de notre archipel. Pour ma part, j’ai retenu que la plate-forme de revendications du LKP dénonçait surtout la très grande souffrance des familles guadeloupéennes face à un Etat qui est resté muet, trop longtemps muet dans un silence assourdissant.
J’ai retenu également que nos réponses de politiques étaient bien en deçà des attentes de notre population. Je reste persuadée que ce Congrès doit permettre également de poser les bases d’une profonde réflexion, sans tabous, sur notre manière, nous élus, d’agir dans l’intérêt supérieur de notre Guadeloupe et, plus particulièrement, de contribuer au mieux-être de des guadeloupéens.
Je ne suis que trop consciente, que notre avenir d’homme libre doit se construire au quotidien, sans relâche avec le concours de tous et de chacun de nous.
C’est fort de cette conviction que j’ai adhéré aux Etats Généraux de l’Outre-mer dans lesquels, je préside notamment, un atelier sur la thématique : « l’égalité des chances, la promotion de la diversité et l’insertion des jeunes » pour ne rater aucun rendez-vous historique qui vise à nous rendre plus responsable donc plus solidaire encore. Les Etats-Généraux voulus par le Président auront pour finalité d’apporter des réponses aux carences constatées dans la conduite des politiques publiques. Ces Etats-Généraux apporteront des réponses à moyen-terme qui permettront sans nul doute de servir de préambule à la construction du projet guadeloupéen.
Je ne veux surtout pas que l’on écrive Mon histoire, celle de la Guadeloupe, à Ma place et qu’on m’impose un point de vue qui ne corresponde pas à ma vision de cette Guadeloupe harmonieuse, fière, solidaire. Cette Guadeloupe qui gagne !
D’ailleurs, ma participation à ce Congrès s’inscrit dans cette démarche constructive dans laquelle je m’inscris pour la Guadeloupe.
Nous devons tous poursuivre cet objectif partagé d’additionner toutes les énergies d’où qu’elles viennent dans l’intérêt supérieur de la Guadeloupe.
J’ambitionne de voir les Guadeloupéens se mettre ensemble quelque soit leur niveau de compétence, toutes compétences confondues, pour construire notre chère Guadeloupe.
De toute évidence, le Congrès des élus départementaux et régionaux, qui s’est ouvert sur le thème du choix de la méthode pour la construction du projet de société pour la Guadeloupe fera naitre de nombreuses interrogations, susciter le débat et voir même entraîner des prises de position.
Je lance un appel solennel à la conscience de tous et de chacun pour œuvrer dans une seule direction quelques soit l’espace qu’il aura choisi pour porter sa contribution à la conduite de ce chantier. Nous devons également prendre garde à ce que les échéances électorales à venir ne nous éloignent pas de l’objectif pour lequel nous sommes amenés à débattre ce jour.
Il est aujourd’hui primordial, que nous définissions la méthode qui permettra au plus grand nombre de guadeloupéens de débattre puis d’adhérer au grand projet de société que nous appelons tous de nos vœux.
Je vous invite donc tous à travailler ensemble mains dans la main car les guadeloupéens qui nous font confiance, nous regardent et l’avenir nous attend.
Merci de m’avoir écouté !
J'ai choisi de participer aux Etats-Généraux car je ne veux rater aucune occasion d'être le témoin de l'histoire de la Guadeloupe, je veux participer à l'écriture de l'histoire de mon pays.
17 juin 2009
JEANNY MARC SOMME LE GOUVERNEMENT DE LANCER UN VERITABLE GRENELLE DE L'ENSEIGNEMENT
Après plusieurs tentatives de réformes de l'Education avortées, après l'annonce de suppressions de milliers d'emplois dans la fonction publique, et face au constat de forte dégradation du climat dans les établissements scolaires, j'ai interpellé le Ministre de l'Education Nationale afin de lui demander de prendre en compte les réalités du monde enseignant avant toute autre hérésie gouvernementale.
L'opinion publique espère une fois pour toutes, que les vraies problématiques soient évoquées au travers de toutes les tentatives de réformes afin de mieux appréhender les défis de l'enseignement et ainsi minimiser le risque d'échec scolaire.
Face aux multiples enjeux en matière d'enseignement et de réussite scolaire, je ne pouvais assister immobile, un Gouvernement arc-bouté sur ses positions et pointant du doigt un corps enseignant qui exerce un métier de passion. Je suis donc intervenue à la tribune de l'Assemblée Nationale pour proposer une solution plus largement consensuelle : le lancement de « Grenelles de l'enseignement ».
Cette large concertation qui a fait la preuve de toute l'étendue de son efficacité lors de grandes décisions qui ont contribué à changer la face de notre société, devrait en principe permettre à tous les acteurs du monde enseignant : de l'école primaire au lycée voire à l'université, de faire un diagnostic précis, de fixer les objectifs, de définir, les moyens qui feront émerger une Ecole de la république mieux adaptée aux réalités et plus ambitieuse pour l'avenir.
L'idée de proposer le GRENELLE DE L'ENSEIGNEMENT m'a semblé être la meilleure solution pour sortir l'école de cet impasse.
QUESTION AU GOUVERNEMENT SUR LA REFORME DU LYCEE
Monsieur
le ministre de l'éducation nationale, votre dernière tentative de réforme des
lycées s'est soldée par une franche reculade face à la levée de boucliers des
enseignants déboussolés, des parents perdus, des élèves désorientés ; bref, de
l'opinion publique, qui, en ces temps de crise, attend que l'école ouvre une
fenêtre sur un autre avenir. L'école est la première garantie de l'égalité des
chances, la fondation même de notre société.
Monsieur le ministre, si vous
faites des réformes pour tenter de justifier la suppression des postes en vue de
réaliser des économies, vous n'y êtes pas. Ce matin encore, on annonçait la
suppression de 34 000 postes dans la fonction publique.
Vous ne semblez pas
prendre en compte tous les problèmes réels que pose l'enseignement de nos jours.
L'enseignement doit être considéré dans sa globalité, du primaire au lycée, pour
évoluer vers une France d'avenir.
Votre gouvernement a passé commande, à
dessein, d'une étude pour contourner la grogne populaire. Le rapport Descoings a
le mérite de faire des préconisations dont certaines peuvent paraître
judicieuses. Il envisage trois choix possibles : le statu quo, la
revalorisation et le rééquilibrage des filières ainsi qu'une vaste concertation
sur le lycée.
Si le diagnostic semble pragmatique pour les lycées, en
revanche, une réflexion globale et collective sur l'enseignement s'impose
maintenant. Il s'agit de définir les objectifs et les moyens, et d'afficher
clairement l'ambition que vous comptez donner à l'école de demain.
Compte
tenu des ces différents constats, seriez-vous prêt, monsieur ministre, à
organiser un véritable Grenelle de l'enseignement pour préparer la France de
l'excellence ? (Applaudissements sur les bancs du groupe
SRC.)
15 juin 2009
DEUX DISPOSITIFS ISSUS DE MES AMENDEMENTS INSERES DANS LE PROJET DE LOI RELATIF AU GRENELLE DE L'ENVIRONNEMENT
La loi de programmation relatif à la mise en oeuvre du Grenelle Environnement vient d'être adoptée en deuxième lecture à l’Assemblée nationale ce mercredi 17 juin 2009. Elle vient poser les grandes orientations de la France notamment en matière de transport, d’énergie et d’habitat dans le but de préserver l’environnement et le climat. Ses deux priorités concernent la lutte contre le changement climatique et la division par quatre des émissions françaises de gaz à effets de serre d’ici à 2050.
Parmi les modifications qui ont été apportées au texte pour lequel j'ai émis un vote positif ce jour, deux dispositifs issus de mes amendements y ont été insérés.
Le premier amendement est venu s’insérer à l'article 5. Il est relatif à la réduction des consommations d’énergie des bâtiments. Il intègre une obligation pour l'État de remettre à la représentation nationale un rapport mesurant la production en dioxyde de carbone des systèmes de climatisation et leur impact sur l’écosystème et l’environnement, singulièrement dans les collectivités d’Outre-Mer.
Le second amendement relatif à la recherche dans le domaine du développement durable est venu insérer à l'article 11, un dispositif venant créer un programme qui permettra de développer les recherches permettant de réduire l’utilisation et les effets de la capture et du stockage des produits organochlorés persistants, en vue d’améliorer les relations entre la santé et l’environnement.
Le projet de loi Grenelle tend à faire de la France un exemple en matière d'écologie sur l'ensemble de son territoire.
Pour ma part, je me suis largement investie dans ce projet de loi afin que soient pris en compte, les particularismes de nos territoires éloignés, riches d’une biodiversité d’exception.
Par ailleurs, je ne relacherai pas mes efforts pour faire adopter la notion juridique "d'état de catastrophe écologique" s'appuyant sur le principe du plan ORSEC.
J’espère que mon action sera profitable pour les générations futures afin de préserver la Guadeloupe et plus largement la planète.
FINANCES COMMUNALES : UN PASSAGE DELICAT MAIS PAS INSURMONTABLE !
Population de DESHAIES,
Mes chers administrés,
Depuis notre réélection, nous nous efforçons de mettre en œuvre le programme pour lequel vous nous avez mandatés. Bien que nous connaissions la situation financière tendue de la collectivité, nous n'avons jamais omis de vous exposer la vérité.
Depuis peu, le budget communal accuse un déficit qui lui impose des recommandations de la Chambre Régionale des Comptes (C.R.C). Mais, je tiens à vous assurer que votre municipalité n'a eu de cesse d'examiner toutes les pistes afin de trouver les solutions qui s'imposent pour le réduire.
Pour mémoire, il me paraît important de rappeler que la situation financière de notre collectivité s'est brutalement dégradée en 2007 suite à la suppression arbitraire d'une subvention régionale qui nous avait été allouée en 2002, associée à une régularisation des comptes d'attente non soldés depuis 1993 à la trésorerie municipale de Pointe-Noire.
Nous avons retroussé nos manches avec le courage et la détermination qui nous caractérisent pour faire face à cette circonstance (des charges de fonctionnement qui ne cessent d'augmenter alors même que les recettes diminuent).
Ainsi, nous avons réduit la voilure et en dépit des effets combinés des conséquences post-Omar, de la construction de la nouvelle station d'épuration à Bas-Vent et de l'augmentation des charges du personnel, nous avons mis du coeur à respecter les recommandations de la Chambre Régionale des Comptes (C.R.C) dans le but de ne pas vous faire supporter une trop forte pression fiscale.
Des rumeurs concernant la gestion de la commune sont diffusées à dessein par certains concitoyens ne possédant pas d'éléments sincères sur la situation réelle de la collectivité.
LA VERITE LA VOILA...
Le budget 2009 devant être voté par le Conseil municipal avant le 31 mars n'a pas été présenté dans les délais.
L'interprétation erronée des textes par les services administratifs de la commune, a entraîné une sanction administrative automatique de l'État en vertu de l'article L.1612-2 du Code Général des Collectivités Territoriales (C.G.C.T).
Le non-respect de ce calendrier est profondément pénalisant et fait l'objet d'une procédure particulière d'élaboration et de contrôle du budget 2009 : la Chambre Régionale des Comptes (C.R.C) proposera un budget au Préfet. Ce dernier le règlera.
En conséquence, il me paraît important de préciser que la procédure engagée par le Préfet ne concerne pas l'application des dispositions prévues par l'article L.1612-14 du C.G.C.T relatif à l'absence de maîtrise du déficit mais vise particulièrement le non-respect des délais prévus à l'article L.1612-2 du même code.
Aussi, compte-tenu de cette situation difficile, seules les dépenses obligatoires seront inscrites au budget cette année. Parmi les dépenses supprimées, la fête patronale n'aura probablement pas lieu dans sa forme habituelle. Nous nous voyons également contraints de chercher à minorer toutes les dépenses, suspendre l'embauche même temporaire des contractuels et des emplois aidés.
Chère population de DESHAIES, nous traversons une forte période de turbulences. Nous saurons rebondir. Nous comptons sur votre grande maturité politique, sur la solidarité collective dont nous avons toujours su faire preuve à Deshaies pour surmonter les embûches rencontrées et en sortir dignement.
Gardez confiance !
02 juin 2009
JEANNY MARC INVITE LA HALDE A LA RENCONTRE DES ELEVES DE L'ECOLE MORNE ZIZI
Le 23 avril dernier, Madame le Député Jeanny MARC partait à la rencontre du Député junior de la troisième circonscription de la Guadeloupe. Dans le cadre de cette rencontre initiée en préambule de la tenue du 15ème Parlement des Enfants, Madame le Député s'était engagée à organiser une session d'échanges pédagogiques en présence du représentant local de la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité (Halde).
Pour Madame MARC, l'objectif de cet espace d'échanges devait permettre aux élèves de la classe de CM2 B de mieux appréhender le rôle et les missions de la Halde. En effet, la proposition de loi de la classe visant à créer une semaine contre la discrimination, ainsi qu'un Conseil supérieur contre la discrimination n'a pas été retenue parmi les trois textes finalistes qui seront votés par les députés junior le 13 juin prochain.
En présence de Messieurs Emile HASSAN-DIB (Délégué régional de la Halde) et Alex MONPIERRE, les élèves ont pu visionner un film documentaire qui leur a permis de prendre connaissance des dix-huit critères de discriminations punis par loi.
Au terme de vifs et pertinents échanges entre les élèves, Monsieur HASSAN-DIB et Madame le Député, l'objectif pédagogique a largement été atteint car, au-delà d'une meilleure connaissance de la Halde, les élèves sont désormais en mesure d'identifier les comportements à visées discriminatoires.
Pour Jeanny MARC, ce fut un réel plaisir de venir à la rencontre des enfants. Elle a constaté qu'il y avait un travail très important réalisé par les enseignants. Au final, Madame le Député est convaincue que les élèves de l'école Morne Zizi de Cadet/Sainte-Rose sont désormais investis d'une mission de sensibilisation dans leur entourage sur les risques encourus pour les personnes qui discriminent.


